Découvrez la chronique BD Les Carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918

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Les Carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918

Il aura fallu à Fredman plus de 250 pages de bande dessinée pour adapter les épais Carnets de guerre de Louis Barthas, témoignage exceptionnel sur le déroulement de la Première Guerre mondiale. Une adaptation réussie d’un texte fondamental, jalon majeur dans l’appréhension et la compréhension du conflit.

 

Lorsque sont publiés Les Carnets de guerre de Louis Barthas en 1978 aux éditions Maspéro, le document de 500 pages fait l’effet d’une petite bombe dans le milieu des historiens, et ceci à plusieurs chefs. Avant tout parce que ce genre de témoignage est inédit sur la période. Jusque là, les textes publiés de contemporains de la Grande Guerre sont ceux d’hommes politiques, de haut gradés et d’intellectuels. Avec Louis Barthas (1879-1952), le point de vue est diamétralement changé. Tonnelier avec juste un certificat d’études en poche, terminant la guerre avec le simple grade de caporal, il transmet une vision différente des événements, enracinée au milieu des troupes et des combats. Ce qui est loin d’être anodin. Aux premières loges, Barthas parle ainsi de fraternisation avec l’ennemi, évoque les mutineries de 1917 et décrit sans fards l’enfer des tranchées. Un son de cloche particulièrement dissonant dans le concert des discours ayant construit jusque là une Première Guerre mondiale glorieuse, vue d’en haut. Ce qui ne manquera pas de valoir aux Carnets de guerre le scepticisme de certains. Militant socialiste, antimilitariste, Barthas ne pouvait être qu’un affabulateur. Hélas pour les grincheux, les recherches postérieures et la publication de nombreux autres témoignages confirmeront les dires du caporal. Possédant une plus grande facilité d’écriture que ses camarades (le certificat d’études, diplôme décerné vers l’âge de 11 ans, n’est pas obtenu par tous à la fin du XIXe siècle, loin s’en faut), Louis Barthas consigne sur le vif ses impressions, sans langue de bois. On peut d’ailleurs regretter qu’il ait mis ses notes au propre après-guerre, atténuant de ce fait l’effet saisissant de celui qui ne sait pas comment tout cela finira.

 

Jamais proposé à un éditeur du vivant de Louis Barthas, le texte est porté aux yeux du public grâce à ses deux enfants. Avec à la clef un succès immédiat, et une réédition rapide en poche par La Découverte. La même maison d’édition, d’ailleurs, qui publie la bande dessinée de Fredman. Cette « adaptation graphique », comme l’indique le sous-titre de l’album, est organisée autour des citations du livre de Barthas, qui rythment le récit. Les cases, la plupart du temps muettes, s’invitent sous les récitatifs. La grande difficulté de ce procédé narratif tient dans le fait que l’image peut souvent paraphraser le texte. Même s’il ne réussit pas toujours son pari, Fredman s’attache avec son dessin à compléter les mots de Barthas plutôt qu’à les répéter. Pour se faire, il focalise un découpage très dynamique sur les personnages, qui apparaissent comme coincés dans les cases, métaphore visuelle de la vie dans les tranchées et du sentiment d’asservissement des poilus. Le lavis sépia pour seule couleur symbolise graphiquement l’éloignement temporel de la Première Guerre mondiale, que les films tournés à l’époque nous ont pratiquement toujours montré en noir en blanc. Le témoignage de Louis Barthas, qui fait la part belle à l’indignation, est parfaitement retranscrit par Fredman. Aux antipodes d’une Histoire édifiante, la bande dessinée présente un récit gorgé d’humanité, au plus près de la vie du soldat, qui contribue à voir la guerre dans sa réalité.

 

Thierry Lemaire

 
 

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