Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption 

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Fermeture annuelle du 8 au 19 janvier 2018

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

Tous les tarifs

Notre Mère la Guerre

Comme si les millions de morts dans les tranchées ne suffisaient pas… Avec Notre Mère la Guerre, Kris et Maël enquêtent sur les meurtres successifs de cinq jeunes femmes, dont les corps sont retrouvés sur le front. En réalité, cette intrigue policière est un prétexte pour ausculter le moral des troupes et décrire de manière chirurgicale le quotidien des soldats. Un récit poignant à hauteur d’hommes.

Et pour quelques meurtriers de plus

La peur du gendarme existe aussi dans l’armée. Et pour cause. Pendant le premier conflit mondial, les hommes de la gendarmerie, eux aussi militaires mais pas combattants, avaient un rôle assez ingrat, celui de maintenir l’ordre dans les rangs des soldats. Une fonction qui les entraînait à poursuivre les éléments les plus inquiétants pour le haut commandement. Ils arrêtèrent ainsi 67 000 déserteurs et 16 000 insoumis pendant la Guerre. Autant dire que les « cognes », comme certains les appelaient au front, inspiraient autant la crainte que le dégoût chez les hommes de troupe. Le lieutenant Roland Vialatte, personnage principal de Notre Mère la Guerre, en est un, de gendarme. Aux états de service exemplaires. Début 1915, c’est lui qu’on envoie en Champagne dans le village de Méricourd, à un jet de pierre de la ligne de front, pour enquêter sur le meurtre de trois jeunes femmes, puis d’une quatrième. Les investigations de Vialatte le mènent à un curieux peloton constitué d’adolescents repris de justice. Quel est donc le rôle de ces soldats encore mineurs dans les assassinats ? Il faudra quatre tomes pour le savoir, pendant lesquels Kris déroule une intrigue policière sur fond d’assauts et de tirs d’artillerie. C’est dans les Carnets de guerre de Louis Barthas que le scénariste avait découvert une anecdote étonnante sur la Grande Guerre, celle de jeunes délinquants en prison à qui l’on avait mis en main un marché : une remise de peine contre un engagement dans l’armée, malgré la non-conformité de leur âge. Ne restait plus à Kris qu’à construire autour une fiction.

Mais pour que l’enquête de Vialatte captive le lecteur, il fallait donner du corps à la narration. En façonnant leurs personnages, même les plus secondaires, avec autant de chair, les auteurs ont parfaitement rempli leur mission. Plutôt qu’un groupe informe, l’armée est montrée comme une somme d’individus qui forment une large palette de comportements et de profils psychologiques. Soumis, courageux, réservés, déprimés, en colère, suiveurs, terrorisés, jusqu’au-boutistes, lâches, grandes gueules, inconscients, meneurs, défaitistes, respectant ou provoquant la hiérarchie, les soldats apparaissent dans toute leur diversité. De même que l’organisation militaire, dont le rôle des sous-officiers, tampons entre la piétaille et les donneurs d’ordre, est fort bien mis en valeur. La vie quotidienne au front est également l’un des fils rouges des albums. Le lecteur ressent les priorités du soldat, ses idéaux, ses préoccupations, son instinct de survie, jusqu’à la folie des tranchées sous les tirs d’artillerie. La représentation de l’assaut, dont les règles théoriques ont peu de chances d’être correctement appliquées dans une telle fureur, souligne de manière saisissante le sentiment de désorientation des combattants. Finalement, l’enquête de Vialatte est presque anecdotique en regard du quotidien tragique de cette génération sacrifiée, abandonnant le lecteur, une fois la dernière page tournée, au sentiment d’un immense gâchis. Très certainement le but recherché par Kris et Maël.

Thierry Lemaire

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Fermeture annuelle du 7 au 25 janvier 2019

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
Tous les tarifs