Les rations, les aliments et denrées

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Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les rations, les aliments et denrées

La ration journalière du combattant est réglementée et évoluera régulièrement quelque peu pendant le conflit. En 1914, la ration journalière s’établit selon les quantités suivantes :

  • 750 grammes de pain
  • 400 grammes de viande fraîche ou congelée
  • 60 grammes de riz ou de légumes secs
  • 20 grammes de sel
  • 21 grammes de sucre
  • 16 grammes de café
  • 30 grammes de lard
  • 50 grammes de potage salé
  • ¼ de litre de vin
  • 6 cl d’eau de vie
  • 35 grammes de tabac à rouler

A cela, il faut ajouter, surtout à partir de 1917, les légumes et les fruits frais produits par les potagers d’armées et les achats régionaux.

Extrait du fascicule sur l’Instruction générale n°84 sur l’alimentation, 1917

Il existe également la ration forte qui est une ration normale majorée en quantité et attribuée en fonction de l’effort demandé aux troupes (travaux de nuit, période d’engagement, etc).

Enfin, le soldat conserve dans son sac une ration de réserve qu’il ne peut consommer que sur ordre lorsque le ravitaillement normal s’avère impossible. Il s’agit de 300 grammes de pain de guerre (biscuits très durs), 300 grammes de viande en conserve (corned-beef surnommé le singe), 80 grammes de sucre, 36 grammes de café soluble et 125 grammes de chocolat.

 

Les principales composantes des rations sont :

La viande

La viande de bœuf constitue l’une des bases du repas du soldat au début du conflit. Ensuite, la fourniture de viandes de mouton ou de porc, très prisé par les hommes, en remplacement du bœuf est généralisée à partir de 1915. La viande de cheval est généralement mal accueillie.

Les hommes reçoivent prioritairement de la viande fraîche mais les difficultés de ravitaillement imposent de recourir à la viande congelée en provenance de l’étranger (Etats-Unis, Chine, Australie, Brésil,…). En juin 1917, plus de la moitié de la viande fournie aux troupes est à l’état de viande congelée et provient d’importation.

Le pain

Le pain est une autre des constituants de base de la ration quotidienne. Il est fabriqué dans les stations magasins ou dans les boulangeries de campagne et distribué à proportion d’une demi-boule par jour et par personne. Il peut s’agir de pain blanc (pas aussi blanc qu’avant-guerre) ou de pain biscuité à croûte épaisse qui a reçu une cuisson longue lui assurant une plus longue conservation.

Les douceurs

Les combattants ne sont pas des grands consommateurs de sucreries même si celles-ci sont toujours appréciées principalement lors des festivités (caramels, pâtes de fruit, bonbons…). La seule sucrerie réglementaire est le chocolat qui constitue l’un des vivres de la ration journalière de réserve à partir de février 1916.


Une boîte de chocolat Menier distribuée par l’intendance

 

Les boissons

A l’entrée en guerre, le vin ne fait pas partie de l’ordinaire du soldat. L’eau est la boisson habituelle des recrues même si pour beaucoup, le vin, la bière ou le cidre constituent selon les régions, la boisson traditionnelle. En octobre 1914, l’intendance ajoute une ration d’un quart de litre de vin rouge titré réglementairement à 9°. Avec l’hiver, les soldats sont ravis de cette aubaine et l’alcool est souvent un précieux remontant pour des hommes épuisés et frigorifiés pendant les nuits de veille.

L’approvisionnement en eau, dont on estime les quantités nécessaires à 10 litres par homme et par jour, est un souci majeur pour le commandement qui doit faire face aux épidémies causées par la consommation d’eau impropre. En 1915, un service des eaux dépendant du génie est crée et se voit chargé de la préparation et de l’exécution des travaux destinés à alimenter les hommes en eau potable : curer et creuser les puits, capter et protéger les sources. La surveillance et la stérilisation sont assurées par le service de santé aux armées.

Diverses méthodes sont employées pour effectuer la purification de l’eau, la verdunisation étant la plus fameuse. Elle consiste à incorporer de faible dose d’hypochlorite de soude (eau de javel) à l’eau puis de brasser énergiquement ; il faut compter trois ou quatre gouttes d’extrait concentré pour 10 litres d’eau, produisant l’épuration en 30 minutes.

Un bidon réglementaire français et son quart

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Fermeture annuelle du 23/08/21 au 05/09/21 inclus
Port du masque obligatoire à partir de 10 ans
Conditions sanitaires en vigueur

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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