Les animaux à l'arrière

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Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les animaux à l'arrière

Benjamin Rabier
Affiche publicitaire - animaux de la basse-cour
de Benjamin Rabier, le dessinateur de "la vache qui rit"

Lors de la mobilisation de 1914, des réquisitions d’animaux importantes sont organisées. Les animaux étaient achetés puis examinés par les vétérinaires attachés aux différentes commissions, qui les estimaient bon ou non pour le service, les classant soit en animaux "de selle" soit en animaux "de trait".

En outre, le bétail fut lui aussi largement mis à contribution sur le front, les autorités tant civiles que militaires désirant que les soldats puissent continuer à manger de la viande, afin de maintenir un semblant de continuité d’avec "le temps d’avant".

Le résultat de cette privation d’animaux utilitaires pour les civils fut multiple.

Premièrement, une nouvelle organisation du travail dans les champs, suite aux lourds efforts physiques, non sans risques, à lesquels devaient consentir les femmes, ayant pris la place de leurs maris : la mécanisation de l’agriculture s’en trouva ainsi accélérée…

Deuxièmement, il fallut trouver de nouvelles sources d’alimentation, puisque l’essentiel du bétail en bonne santé fut réquisitionné, d’où l’envolée des prix et le développement d’un important marché noir. Des campagnes officielles furent même lancées pour inciter la population à ne gaspiller aucune denrée alimentaire. Les civils prirent l’habitude de manger du poisson et de la viande congelée ("viande refroidie"), celle-ci importée, à partir de 1916, de Grande-Bretagne et d’Amérique du Sud.

Troisièmement, avec le manque de cuir, les matières synthétiques connurent leur essor, en dépit de leur impopularité. Les autorités françaises lancèrent même, pour les plus défavorisés, une "chaussure nationale", avec des matériaux de piètre qualité, ou encore un "tissu national".

 

Le saviez-vous ?

Les fromages, outre leur nombre limité, ne pouvaient plus, à la fin de la guerre, être emballés : le roseau nécessaire fut en effet utilisé pour nourrir vaille que vaille les chevaux de l’armée !

A partir de 1917, des taxes sur la possession de chats et de chiens furent imposées, afin de continuer à financer une guerre qui s’éternisait…

A la fin du conflit aussi, en France, les restaurants ne pouvaient pas servir de viande trois jours par semaine !

Un animal de trait, pour le moins original, fut trouvé pour les labours mais aussi pour les usines : l’éléphant. Celui-ci, provenant des réquisitions opérées dans les cirques et les zoos, fut surtout employé, dans des proportions qui restèrent marginales, par les Allemands, astreints au blocus, et de manière encore plus accessoire, en France et en Grande-Bretagne.

En territoire occupé (Belgique, Nord et Est France)

L’invasion allemande d’août-septembre 1914, poussa de nombreux civils à l’exode. Les civils, souvent d’origine paysanne, s’enfuyaient avec leurs biens les plus précieux, comme par exemple leurs poules et leurs lapins encagés, entassés sur des voitures à bras (brouettes) et sur des charrettes tirées par leurs chevaux, leurs bœufs, voire même leurs chiens.

Avec la terrible occupation allemande dans ces territoires, les civils furent perçus comme des « receleurs en matières premières et en main d’œuvre » (Annette Becker, Les cicatrices rouges, p. 168), pilonnés par des réquisitions diverses et en tous genres. Celles-ci ne cessèrent de s’intensifier au cours de la guerre, au fil et à mesure que se ressentaient les conséquences du Blocus.

Les animaux furent bien sûr concernés : les chevaux (et le fourrage correspondant) au premier chef, vu la pénurie rapide en équidés dont souffrit l l’Allemagne; les poules et les œufs pour leur "apport alimentaire" ; les chiens pour la traction de matériel militaire entre autres ; les lapins et les chats  pour leurs peaux ; plus insolite, les déchets d’abattoirs pour les huiles de graissage (Gouvernement Général de la Belgique-11 octobre 1915).

Ces mesures eurent comme conséquence la diffusion dans la population d’ersatz alimentaires et de "nouvelles recettes", dans lesquels était exclue toute viande

La faim, de l’occupé mais aussi de l’occupant (le soldat allemand était en effet piètrement nourri), mena à des vols et à des trafics mutuels, qui dans le chef des civils pouvaient mener à une répression féroce.

Parfois, la population préférait encore abattre de ses mains son animal, plutôt que de le livrer à l’ennemi ou de payer une taxe le concernant à l’autorité occupante

Un autre aspect important de l’occupation, "au niveau animalier", fut la psychose allemande des pigeons voyageurs, outil de communication potentiel entre les Alliés et leurs relais (agents-espions et résistants) en territoire occupé. L’une des premières décisions des autorités occupantes fut d’ordonner la fermeture des colombiers et la remise des pigeons, toute infraction étant passible de la peine de mort. La non-remise à la Kommandantur locale d’un pigeon retrouvé par inadvertance pouvait être sanctionnée d’un emprisonnement de trois ans et d’une amende s’élevant à 10 000 marks !
Le bilan de ces mesures coercitives est impressionnant : près d’un million d’oiseaux, pour la seule Belgique, fut confisquée ou tuée sur quatre ans ; de nombreuses personnes décédèrent fusillées pour motif de détention de pigeon, parfois prises en flagrant délit, surtout lorsque les Allemands rusèrent en dotant certains de leurs propres volatiles avec des messages rédigés en anglais.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
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Tél. : 01 60 32 14 18
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Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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