Animaux, ennemis des soldats

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Animaux, ennemis des soldats

Rats suspendus

Le rat

Les rats, nombreux sur le front, pouvaient se nourrir des cadavres restés sur le no man’s land, laissant des images terrifiantes à leur compagnons.

Au quotiden, ces animaux étaient passés maîtres dans l’art de chaparder la nourriture et de perturber le sommeil des soldats. Les rats pouvaient être dangereux pour les blessés par leurs morsures.

Ils étaient susceptibles de propager des maux tels que le tétanos, l’érysipèle (infection de la peau), le charbon (forme d’infection généralisée), etc.

Le rat se reproduisant très rapidement, il est impératif pour les combattants du front de lutter contre ce fléau par tous les moyens. Cela supposait entre autres la construction de pièges, parfois très sophistiqués, l’épandage de produits, les cartouches truquées envoyant des projectiles tels que du riz ou encore des petits pois, les chasses à coups de baïonnettes, les parties d’assommage collectif.

Des structures à treillage métallique (les "moustiquaires à rats") furent aussi fabriquées pour passer des nuits moins pertubées…

D’autres animaux sont appelés à la rescousse, tels les chiens "ratiers" sans oublier naturellement les chats, compagnons des soldats dans les tranchées.

Côté français, l’Etat-major offrait un sous par queue de rat à partir de 1916. Les commandants de compagnie furent obligés de procéder hebdomadairement à un décompte des victimes par chasseurs en triples exemplaires afin de l’envoyer aux services de l’arrière ! Les fonds étaient à charge des compagnies. Résultat : certains chefs privilégiaient un paiement en nature (ex. : vin), certains poilus se plaignant dès lors auprès de leur député de la non-rétribution de leurs captures.

 

 

Le poux et autres nuisibles

Le poux prolifére, bénéficie de la mauvaise hygiène et de la promiscuité des tranchées. Avec les puces et punaises, il exposait son malheureux porteur à des démangeaisons persistantes.

Les poux étaient des vecteurs de maladies telles que la "fièvre des tranchées" ou encore la grippe espagnole apparue en 1918.

Pour se débarrasser des poux, divers remèdes furent expérimentés. Certains étaient même repris en un ouvrage diffusé au front, le Larousse médical de guerre illustré !

Tout d’abord, le "système D". Il s’agit notamment du fameux épouillage, où les soldats pouvaient déployer leur ingéniosité. Les soldats employèrent des fourmis pour liquider leurs bêtes noires…

Les solutions chimiques : « pour s’en débarrasser les uns se frictionnaient tous les soirs avec du pétrole, ou de l’essence, d’autres portaient des sachets de camphre, se poudraient d’insecticides [qui tuent] ou d’insectifuges [qui repoussent], rien n’y faisait » (Louis Barthas).

Enfin, les mesures hygiéniques. On recommandait par exemple aux hommes de porter barbe et cheveux courts. En France, l’armée disposait ponctuellement, vu le coût, de voitures de désinfection, avec une étuve à vapeur qui traitait les vêtements de cent hommes par heure, et de douche. En Russie, des trains spéciaux étaient pourvus de douches et de bains !

La mouche et le moustique

Le moustique, est surtout un redoutable transmetteur de maladies graves telles que le paludisme (mieux connu sous le nom de malaria), qui fit beaucoup de ravages dans les Balkans, entre autres sur l’armée française d’Orient (avec environ 91 000 cas, sans compter les formes légères de l’infection). Aux Dardanelles (1915), par exemple, une tête de pont, soumise aux tirs des canons ottomans et donc non-protégée, perdit sur maladie près de 120 000 soldats, dont un tiers mourra ! Les moustiques donneront également du fil à retordre aux belligérants sur les terrains humides des Flandres…

La mouche, outre les immondices, se focalisait sur les excréments. Les hommes, légitimement dégoutés, se soulageaient en d’autres endroits que les latrines attitrées, aggravant ainsi le problème !

Volant en essaim, les mouches tapaient sur les nerfs des soldats, avec leur bourdonnement. Par dessus-tout, à l’instar des rats, elles s’accumulaient autour des cadavres.

Du point de vue sanitaire, les insectes perturbaient le travail des médecins et des chirurgiens.

 Les mouches transmettaient, elles aussi, des maladies. La fameuse mouche tsé-tsé inoculait la maladie du sommeil, bien préjudiciables pour les combattants dans les colonies allemandes d’Afrique. Ceux-ci pouvaient être personnellement atteints, tout comme leurs animaux de monture, de trait et de ravitaillement.

Pour éradiquer ces insectes volants, de multiples astuces furent mises au point, avec des résultats mitigés : insecticides et insectifuges, sachets de camphre, moustiquaires, vaccins, désinfectants versés quotidiennement dans les latrines, etc.

Le ministère de la Guerre proposa en 1917 de peindre le maximum de choses possibles  en bleu, car cette couleur est censée ne pas attirer les mouches ! En outre, le général Mangin alla jusqu’à lancer l’appel suivant, pathétique, en pleine bataille de Verdun : « On ne peut espérer faire disparaître les mouches, mais on peut et on doit en tuer le plus possible. Même pour se distraire, les hommes doivent attraper les mouches. »

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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