L’animal, une matière première

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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L’animal, une matière première

Comme nourriture

Le soldat français recevait dans sa ration quotidienne, 400 grammes de viande. Cette viande provenait en temps "normal", hors réquisitions, de cheptels militaires, voués aux abattoirs et aux boucheries de l’armée. Les animaux concernés furent donc les bovins, les moutons et à partir de 1917, pour répondre à la demande, les porcs. Les soldats musulmans s’alimentaient de viande de chèvre, le bétail principal du Maghreb.

La viande était amenée sur le front par des camions frigorifiques, la viande fraîche, par abattage sur place, posant trop de problèmes d’hygiène (mouches). Elle pouvait éventuellement être congelée, la glace étant produite dans des installations placées dans des voitures tractées de manière hippomobile. Les mêmes chevaux et baudets furent mis aussi à contribution pour tirer vers les premières lignes les cuisines roulantes. En cas d’impossibilité, les hommes devaient se contenter de conserves ou de pains souvent rassis.

Source Ivan SiggLes véhicules frigorifiques français furent ornés d’une illustration de Benjamin Rabier, représentant une vache rieuse et intitulée "La Wachkyrie". Il s’agissait là d’un moyen de se moquer des Allemands, précisément avec les célèbres Walkyries (déesses guerrières de la mythologie nordique) chères à Wagner. Ce motif eut une fameuse postérité, car elle devait être reprise dans les années 20 par le fromager Léon Bel, camarade de Rabier au sein du service de ravitaillement durant la guerre, sous le nom de "La vache qui rit".

Les troupes se livraient aussi au braconnage : « Des hommes qui se sont levés de bonne heure ont vu dans la brume matinale s’ébattre un peuple de lapins. L’effroyable bombardement qui a bouleversé tout le pays ne l’a pas chassé de ses terriers […] Armés de pelles et de pioches, trois canonniers sont déjà en chasse. Patiemment, ils travaillent à déterrer les lapins qui, effarouchés, en deux bonds sont rentrés à leurs trous […] La chasse est facile. Les lapins ne peuvent s’enfoncer dans le calcaire […] Encore deux ou trois coups de pioche ! […] Un canonnier exhibe à bout de bras le lapin qui s’agite, sursaute, se tend et se détend comme mû par un ressort d’acier. D’un revers de main, il l’assomme, l’étend près des autres, puis me regarde avec un sourire satisfait. Heureux chef de pièce qui compte dans son peloton de pareils braconniers. Tout à l’heure, il va se régaler de gibelotte ! » (Paul Lintier, Le tube 1233. Souvenirs d’un chef de pièce, 1914-1916, Plon, 1917)

La pêche à la grenade, pourtant interdite, se pratiquait également : les hommes, pour gagner du temps et pour dévorer des poissons déjà frits à la capture, pouvaient lancer des grenades dans le plan d’eau !

Parfois, les animaux de compagnie étaient mangés à leur tour, comme le chat, dont la saveur est analogue à celle du lapin (d’où son surnom occasionnel de civet).

Comme matières premières pour les équipements

L’ensemble des armées recourt à des matières animales pour fabriquer les équipements de ses soldats, à l’exception notable des britanniques, et de sa consœur américaine, recourant depuis la guerre des Boers (1899-1902) au web végétal (coton tressé).

Ainsi, le cuir bovin se retrouvait à la base des chaussures (bottines et guêtrons), des étuis à munitions (ceinturons et cartouchières), des sacs personnels (havresacs) et des couvre-chefs (shako, chapska, képi, etc.) !

Les aviateurs portaient de gros manteaux en poils surnommés « peaux de bique » pour affronter l’extrême froideur de l’atmosphère.

Comme objet

L’abondance, de sabots et d’ossements d’origine animale sur les champs de bataille poussa les hommes à les récupérer pour en faire des objets, soit décoratifs (tradition ancestral du trophée, bien connu des chasseurs), soit utilitaires (ex. : pièges, boutons, dés à jouer, etc.).

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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