Un ami pour l'homme, chien

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

Tous les tarifs

Un ami pour l'homme

Les compagnons de tranchée

Perdu dans sa solitude, son ennui entre deux assauts et son angoisse, le soldat éprouvait un manque affectif, qu’il pouvait combler en prenant sous son aile protectrice un animal.

Cet animal était le plus souvent un "auxiliaire militaire" (chien ou cheval), qui partageait le même sort que les hommes. Il n’était pas rare qu’ils dorment dans le même dortoir.

Attiré par la nourriture des tranchées et accueilli à bras ouverts par les combattants appréciant ses talents de chasseur de rongeurs, utile aussi dans les dépôts de fourrage, le chat réconforta le moral de nombreux hommes.

Preuve du lien extraordinaire qui pouvait les unir à leurs compagnons à poils et à plumes, les soldats ressentaient une profonde tristesse devant leurs souffrances et/ou leur mort, annonciatrices de la leur.

Un des animaux de compagnie les plus originaux fut certainement le jeune lion « Poilu ». Appartenant au major-général Tom Bridges, qui l’avait amené sur les champs de bataille au moyen d’un panier à champagne, Poilu put gambader dans les tranchées, se nourrissant des cadavres de chevaux et amusant les hommes…. L’animal démobilisé fut donné à un zoo. Dans la même veine, nous pouvons également citer l’adoption de singes …

Les aviateurs, aussi, avaient besoin de s’entourer d’un animal de compagnie, fut-ce sous une forme "différente" ! Ainsi, l’as français Adolphe Pégoud avait l’habitude d’embarquer, à bord de son appareil, une peluche de pingouin, aujourd’hui exposée aux Invalides… Au sol, ils étaient entourés par des animaux "en chair et en os", telle la cigogne Hélène assez logiquement attachée au groupe de combat 12, celui dit des "Cigognes" !

Les oiseaux en vol, plus particulièrement en migration, étaient perçus comme des symboles de liberté pour les hommes les apercevant, qui regrettaient justement de ne pouvoir les accompagner, surtout quand les volatiles donnaient l’impression de s’orienter vers la patrie d’origine des lesdits soldats. L’oiseau, perçu comme un messager, à l’instar aussi du papillon, fut aussi un motif fréquent de l’artisanat de tranchée et des objets commémoratifs.

Les mascottes

Après la possession individuelle d’un animal de compagnie, traitons maintenant de la possession collective, à l’échelle d’une unité.

La "gentille" mascotte animale permettait, par sa neutralité idéologique, de fédérer des hommes issus d’horizons variés et donc porteur de sensibilités et de convictions différentes.

L’animal choisi se référait souvent à l’origine géographique de l’unité : ainsi, il ne s’agit certainement pas d’un hasard si les mascottes des troupes australiennes furent essentiellement des koalas ou des kangourous ou encore si les Sud-Africains jetèrent leur dévolu sur des springboks («Nancy » pour le 4e Régiment)…

La mascotte pouvait être officielle, et à ce titre résider à l’état-major, à l’arrière. Elle pouvait résulter aussi de l’initiative spontanée d’un groupe d’hommes, s’étant attachés par exemple à un chien errant…

 

Le saviez-vous ?

De nombreux animaux défilèrent en de nombreux endroits pour célébrer la Victoire en 1919, en ce y compris les vaches belges Bella et Martha (du 2e bataillon des Scots Guards).

L’une des mascottes les plus emblématiques du conflit fut l’ours Michka, de la 3e brigade du corps expéditionnaire russe venu combattre en France entre 1916 et 1918. Inscrit sur les états du 5e régiment, il aura droit à sa ration comme un soldat ordinaire et montera même au front, où il sera victime d’une attaque au gaz…  Les lendemains de guerre seront difficiles pour Michka : resté en France, il sera condamné à tourner en rond dans une cage du zoo du bois de Boulogne ! A sa mort, il aurait rejoint ses frères d’armes à la nécropole russe de Saint-Hilaire-le-Grand (Champagne). Enfin, notons qu’en 1941, la Française Marie Colmont, avec l’illustrateur Feodor Rojankovsky, publia un livre pour enfants intitulé Michka et retraçant l’histoire d’un ours en peluche vivant ! Serait-ce lié d’une manière ou d’une autre à la mascotte des tranchées ?

Les aviateurs n’étaient pas en reste : ainsi, l’escadrille française Lafayette, composée en 1916 par des volontaires américains, était entourée par deux petits lions, aux noms évocateurs de Whisky et Soda !

Winnie being held by a soldier
Ami soldat et Winnie-The-Bear prises à Salisbury Plain, Angleterre en octobre ou novembre 1914
© Colebourn Family Archive

Les stars

Certains animaux de la Grande Guerre continuent d’imprégner la culture populaire :

Winnie l’ourson

Mascotte de la 2e brigade canadienne d’infanterie, le petit ours reçoit le nom de la ville de Winnipeg, d’où était originaire son propriétaire (le lieutenant- vétérinaire Harry Colebourn.Au moment de l’engagement de cette unité sur le front occidental, l’animal reste à Londres, au zoo, où il fait le bonheur des visiteurs. Alan Alexander Milne en fait le héros d’aventures pour enfants, aux droits acquis par Disney en 1966.

 

 

 

 

L’histoire du célèbre berger allemand, débutera lorsque des soldats américains inspectent un chenil bombardé en Lorraine le 15 septembre 1918 et y trouvèrent une portée de chiots âgés d’à peine cinq jours. Le caporal Lee Duncan adopta deux animaux, un mâle et une femelle, qu’il appela Rintintin et Nénette, en référence aux fameuses poupées envoyées par les enfants aux soldats. Le commandant, déjà impressionné par les qualités qu’il avait discerné auparavant chez les chiens employés par l’ennemi, soumait ses protégés à un entrainement intensif, n’hésitant pas pour ce faire à rencontrer le fils du responsable du chenil militaire bombardé (le principal intéressé ayant été fait prisonnier par l’armée US !).

De retour à la vie civile, en Californie, Rintintin (qui avait perdu sa sœur, durant le long voyage de retour, sur maladie) participe à de nombreuses compétitions canines, démontrant une agilité hors-pair. Cela, et l’obstination de son propriétaire, lui valut de devenir une star de cinéma, tournant 26 films et engendrant une lignée de 10 autres chiens. Décédé en 1932, le corps de Rintintin est rapatrié, deux ans plus tard, vers son pays natal et inhumé au cimetière d’Asnières-sur-Seine…

Lassie

le border-collie, aux aventures lancées à la fin des années 30, a au moins deux liens avec la Grande Guerre. Tout d’abord, son auteur : Eric Knight a servi en effet dans l’armée canadienne. Ensuite, un chien de même race et de même nom attira l’attention sur un marin, laissé pour mort, en lui léchant le visage, lors du sauvetage des victimes du navire britannique Formidable, torpillé le 1er janvier 1915. A ce titre, il sera employé à des fins de propagande. En outre, notons que la première aventure de Lassie au cinéma, Lassie Come Home (1943), avait pour contexte la Première Guerre Mondiale et que "lassie" désigne dans le jargon anglo-saxon une "jeune fille célibataire" (d’ailleurs, dans les films, l’animal est présenté comme une chienne !).

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
Tous les tarifs