Les fouilles archéologiques

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption 

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 6 au 10 janvier 2020 et du 18 au 31 août 2020

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les fouilles archéologiques

 

 

Cette vidéo est un montage réalisé à partir de plusieurs séquences filmées de fouilles menées par le service archéologique d’Arras. Elle permet de visualiser les grandes étapes d’une fouille archéologique et d’illustrer le travail des archéologues sur le terrain.

La première étape présentée est le décapage. Réalisé le plus souvent dans le cadre de travaux d’aménagements, ce premier travail permet de nettoyer en gros la première couche du sol, parfois à l’aide de pelleteuses.

Lorsque des vestiges anciens sont découverts vient la fouille en elle-même. On peut observer ici les gestes minutieux à la truelle et au pinceau, les outils indispensables de l’archéologue qui permettent de s’approcher au plus près de l’élément à découvrir sans l’abimer.

La troisième partie de la vidéo nous fait découvrir le moment de lidentification des objets découverts et la recherche d’informations sur l’identité du soldat dont le squelette a été mis au jour, au travers de l’étude de son portefeuille par exemple.

Une fois la fouille sur le terrain terminée, la recherche archéologique ne s’arrête pas là : l’ensemble des matériels sont par la suite conditionnés et envoyés pour études.

Paysage mutilé, le ventre de la guerre : une terre pour l'archéologie

Plaque Stéréoscopique

Anaglyphe

Lunette 3d Il est nécessaire d’utiliser une paire de lunettes rouge et cyan qui permet la vision en relief. Le filtre bleu correspond à l’œil droit.

 

Cette plaque stéréoscopique expose un fragment de paysage de guerre. Le terrain bouleversé, pour reprendre la légende du cliché, témoigne de la puissance de l’artillerie et de la densité du pilonnage.

Au premier plan, les impacts subis par les objets métalliques renversés; plus loin, les silhouettes dressées des troncs déchiquetés. Cet ensemble inspire la sidération devant les effets de la guerre totale.  Violence gratuite, pourrait-on penser, car aucune présence humaine n’est visible pour justifier l’acharnement à se disputer ce morceau du front. Il devait y avoir une ferme dans les parages, s’il faut en croire la légende du cliché. Nul repère pour identifier l’emplacement et les signes d’une activité agricole.

Cette vision correspond bien à l’idée que l’on peut se faire d’un no man’s land. Si ce n’est que cette appellation concerne l’espace situé entre les deux premières lignes des belligérants. Est-ce le cas ici ? Notre photographe aurait été bien imprudent de se mettre autant à découvert pour prendre une photo… Même l’arrière-plan, lisse et vaporeux, complète l’impression de désolation. Le noir et blanc accentue l’impression de perte de substance, de dévitalisation.

Il n’y a plus rien en ces lieux… C’est ce que pourrait affirmer un quidam sceptique assistant à l’installation d’un chantier archéologique destiné à exhumer des traces en des lieux où personne ne soupçonne la moindre présence de vie antérieure. Et pourtant ! Le site est saturé de débris, d’éclats, de morceaux. Précisément, les archéologues de la Première Guerre mondiale identifient les secteurs qui livrent les traces des moyens mis en œuvre pour détruire des défenses et anéantir des ennemis. Ils les distinguent des emplacements où se lit le quotidien des combattants dans le repos, l’attente ou la préparation de leur retour en première ligne. La première ligne, elle, est la zone des tranchées où la terre est à nue, déjà entaillée, comme une saignée prête à enfouir, dans le déchaînement d’un bombardement, hommes et matériel hors de combat.

plan

Il est intéressant de remarquer que pour repérer ces différents sites, les archéologues utilisent les plans directeurs . Également appelés canevas de tir, ce sont les plans très précis, contemporains du conflit, qui tentent de cartographier les points névralgiques des différents secteurs de combats. Indispensables pour repérer ses propres positions, ces cartes sont utilisées par les artilleurs pour viser et détruire les postes d’observation, les boyaux d’accès, les abris de mitrailleuses et autres postes de commandement. Elles sont refaites inlassablement avec l’aide des aviateurs puisque le réseau des tranchées se recomposait régulièrement, bouleversé par  le feu des canons, pris et repris, changeant de camp.

La photo nous situe en surface. L’objectif du photographe ne cherche pas à scruter en plongée le sillon d’hypothétiques tranchées ou boyaux d’accès. Dans le vocabulaire militaire, le « terrain » n’est pas la terre où reposent les ancêtres, c’est le périmètre de combat qu’il ne faut pas céder ou qu’il faut occuper pour le conquérir. Comme notre photographe, l’archéologue commence sa prospection en surface. Par la lecture qu’il fait du paysage, il confirmera sa décision de sonder les lieux, d’installer un chantier ou bien de chercher ailleurs. Sa vision des sites lui réclame de prendre une certaine distance.

Photographie

La photographie aérienne continue de rendre de grands services. Les périodes de sécheresse font apparaître les tracés des constructions humaines insoupçonnables sur le terrain comme les villas romaines arasées au milieu des terres cultivées. On sait que les services du camouflage recherchaient tous les moyens possibles pour dissimuler à la vue des aviateurs ennemis les traces de terre extraite du sol qui trahissaient la présence des positions de leurs fantassins…

Un tel cliché parle à notre culture médiatique d’homme du XXIe siècle, nous qui avons dans les yeux le bilan photographique effarant des effets d’une bombe atomique, ou ceux d’une tornade dévastatrice. Avant la Première Guerre mondiale, jamais une telle destruction n’avait été vécue à si grande échelle, et en un temps si réduit. Il faut pourtant encore que les archéologues interrogent le sol pour apprendre ce que ne disent ni les photos ni les témoignages qu’ils consultent et connaissent bien. 

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Fermetures annuelles du 6 au 10 janvier 2020 et du 18 au 31 août 2020

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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