Mardi 8 septembre 1914

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Mardi 8 septembre 1914

Résumé : Au petit matin, la batterie prend la route pour rejoindre sa position de combat. Paul Lintier signale une odeur de charogne permanente. En traversant Dammartin, des inscriptions tracées à la craie témoignent du séjour des Allemands qui ont occupé le village. La route est jalonnée de cadavres de chevaux, puis les canons qui progressent croisent de plus en plus de blessés. On se bat là depuis deux jours. Incident : un cheval refuse de continuer. Il faut le dételer, couper à travers champs, au galop des cinq chevaux restants pour rejoindre la batterie. Se présente le village de Sennevières. L’auteur y consacre une longue description détaillée de la désolation et du chaos des habitations saccagées, pillées par l’ennemi. Un peu plus loin, la batterie fait halte.

On attend. Et voilà que la campagne se peuple. Des bataillons débouchant de Sennevières, se déploient en tirailleurs et dautres hommes, des centaines, des milliers quon ne soupçonnait pas, surgissent du sein de la terre et fourmillent. Les pantalons, à linfini, tachent de rouge le vert sombre des champs. Devant les lignes en marche, des lièvres affolés fuient.

Les pièces sont mises en batterie. Étant seulement protégée par une haie, la position n’est pas sûre, elle reste exposée à la vue. On se sert de gerbes de paille pour se dissimuler un peu mieux. Accessoirement, elles arrêteront un peu les balles. Il faut attendre. La plaine en face est maintenant un grand espace vide. L’ordre de faire feu arrive. La réplique est immédiate, ce sont des obus de « 150 » : l’artillerie lourde d’en face a localisé les canons de 75. A ce moment, arrive un attelage, il risque de faciliter le repérage par l’ennemi. C’est ce qui arrive. S’ensuit une scène de bombardement subi comme un supplice : le bruit énorme, la fumée, les secousses, des camarades touchés, la sensation d’impuissance car on distingue le feu des pièces ennemies qui tirent à 9000m de distance, on voit les obus arriver. Le soleil finit par se coucher. Les rumeurs des combats se taisent. Paul Lintier conclut ainsi : Le jour dardente lutte qui sachève na rien décidé. Les adversaires couchent sur leurs positions.

Le Journal de Marche et des Opérations (JMO) indique à 4h du matin le départ des pièces par Dammartin, le Plessis-Belleville, Silly-le-long, Ognes. Elles sont en position d’attente à 9h à l’entrée Ouest de Chèvreville. Ces informations corroborent le récit de Paul Lintier, le village de Chèvreville est contigu à celui de Sennevières. Toute l’artillerie appuie la 7 e division qui attaque Bouillancy et le bois de Montrolles.

La situation, le 8 septembre, est incertaine. Le renfort de la 7 e division et son attaque se heurte au IV e corps allemand qui fait mieux que résister. Les régiments engagés, dont ceux d’Afrique, livrent des combats acharnés.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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