Le traité de Versailles : signature et défilé de la victoire

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Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

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9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Le traité de Versailles

Clemenceau signe le traité dans la galerie des glaces de Versailles ©Musée de la
Grande Guerre, Meaux

La signature du traité de Versailles

Le 28 juin 1919, date anniversaire de l’assassinat de François Ferdinand à Sarajevo, à 15h, les cinq délégués allemands sont introduits dans la galerie des glaces à Versailles.

La cérémonie des signatures commence à 15h12, d’abord de la part de Hermann Müller, ministre des Affaires étrangères allemand et de Johannes Bell, ministre des transports puis par les représentants alliés, Wilson, Lloyd George et Clemenceau. Georges Clemenceau a tenu à inviter cinq "gueules cassées" et les salue ostensiblement, tandis que les Allemands sont contraints de les regarder, face à la grande table.

Outre les pertes territoriales (Alsace-Lorraine, Schleswig, Poznanie, couloir de Dantzig et leurs colonies), les Allemands doivent verser 20 milliards de Mark-or en deux ans, livrer armes lourdes, avions et la totalité de la flotte de haute mer. Il leur est interdit d’avoir une armée de plus de 100 000 hommes, de l’aviation et des blindés.

Le traité de Versailles revisité

Une « légende noire » du traité de Versailles existe : il aurait été un exécrable traité dès le départ. Il faut rappeler que le contexte d’élaboration du traité est très pesant : la révolution bolchevique menace l’Allemagne et l’Europe orientale. L’agitation sociale est très forte en France ou en Italie. S’il est vrai que certains défauts du traité apparaissent dès la signature (Georges Clemenceau parle de « mouton à trois pattes »), le traité jette aussi les bases d’un tout nouveau droit international, évoque le droit des minorités et débouche sur la création de grandes institutions internationales (Société des Nations ou Organisation Internationale du Travail, toutes deux à Genève).

Contrairement à ce que la mémoire collective retient, la SDN a fait un travail très sérieux et souvent efficace. Laboratoire d’idées, elle a donné l’habitude à des diplomates de travailler ensemble. En revanche, elle ne pouvait rien contre des dictateurs décidés à ne pas tenir compte de ses avis. Aujourd’hui, les historiens ont tendance à s’éloigner de la lecture uniquement négative que John Maynard Keynes développait à propos de Versailles, dans Les Conséquences économiques de la paix (1919).

La véritable faiblesse de Versailles tient, d’une part, dans l’établissement brutal d’un droit du vainqueur, qui constitue de véritables Diktats maladroits à l’égard des vaincus. D’autre part, l’application de principes trop idéalisés par Wilson, oblige des communautés séparées par leurs cultures et leur histoire à vivre ensemble. Jacques Bainville, dans Les conséquences politiques de la paix (1920), avait été le véritable visionnaire de ce que les années 1990 ont montré avec l’effondrement du système communiste : scission entre Tchèques et Slovaques et éclatement de la Yougoslavie, par exemple.

Photo extraite de l’album photo « La Fête de la Victoire à virtuelle.
Paris » par René Dardenne 14 juillet 1919
©Musée de la Grande Guerre, Meaux - Don Blondy (2009)

Le défilé de la victoire

Le 14 juillet 1919, sous l’impulsion de Clemenceau, un défilé de la victoire est organisé à Paris, sur les Champs Élysées et passe sous l’arc de triomphe (le soldat inconnu n’y étant placé qu’en 1921).

1000 mutilés ouvrent le cortège, puis viennent les trois maréchaux français (Joffre, Foch et Pétain), les Alliés (Américains, Belges, Anglais, Écossais, Italiens) puis les armées françaises (Armée d’Afrique, zouaves, armée métropolitaine). Les chars FT 17 ferment la marche.

Un cénotaphe doré de 17 mètres de haut est installé sur le côté de l’Arc de triomphe pour rendre hommage aux 1,5 million morts français.

Les autres traités de paix 

- Saint Germain (10 septembre 1919) : Avec l’Autriche séparée de la Hongrie. L’Autriche perd de nombreux territoires (Galicie, Haut Adige, Styrie…) et se voit amputée de 6,5 millions d’habitants. Elle doit supprimer tout service militaire et se voir interdite de fusion avec l’Allemagne. Le traité n’est même pas rédigé en allemand !

-Neuilly (27 novembre 1919) : Avec la Bulgarie qui cède des territoires à la Roumanie, à la Yougoslavie nouvellement créée et à la Grèce. Son armée est limitée à 20 000 hommes. Elle doit verser des réparations.

- Trianon (4 juin 1920) : avec la Hongrie qui cède la Croatie et de la Slavonie à la Yougoslavie, la Transylvanie à la Roumanie. Le principe des nationalités est violé puisque plus de 3 millions de Magyars parlant hongrois sont intégrés à la Roumanie qui a une langue latine.  

- Sèvres (10 août 1920), avec la Turquie. Le traité impose le démantèlement de l’Empire ottoman, qui perd toutes ses possessions européennes sauf Constantinople et toutes ses provinces du Proche-Orient. Ce traité, très dur, suscite la révolte de Mustapha Kemal, pour le remettre en cause. Une guerre gréco-turque s’ensuit. Les Turcs remportent une série de victoires qui débouche sur l’annulation du traité de Sèvres et son remplacement par celui de Lausanne (24 juillet 1923). Il n’est alors plus question de Grecs en Asie Mineure ni d’Etat arménien, comme prévu à Sèvres.

La disparition du traité de Versailles 

Le premier grand coup porté au traité de Versailles est le refus de sa ratification par le Sénat américain le 19 mars 1920. C’est le système de garantie américaine voulu par Clemenceau qui s’effondre alors. L’hyperinflation allemande (1923-1925) empêche tout versement des réparations puis la crise de 1929 met un terme définitif aux paiements. Arrivés au pouvoir, les nazis s’empressent de prendre des mesures en violation évidente avec le traité : remilitarisation de la Rhénanie, création de la Luftwaffe et rétablissement du service militaire en Allemagne (mesures de 1935).

Les négociations de paix se poursuivent jusqu’en août 1920, avec en conclusion les signatures des traités de Saint-Germain-en-Laye, de Neuilly, de Trianon et de Sèvres qui réorganisent la carte de l’Europe.

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Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Fermeture annuelle du 23/08/21 au 10/09/21 inclus
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Conditions sanitaires en vigueur

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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