Le Royaume-Uni en 1914

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Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

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Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Le Royaume-Uni en 1914

  • Statut : Monarchie constitutionnelle et démocratie parlementaire 
  • Roi : George V depuis 1910 
  • Capitale : Londres 
  • Monnaie : livre sterling 
  • Langue : anglais 
  • Devise : “Dieu et mon droit” 
  • Population : 40 millions d’habitants environ 
  • Empire : 400 millions d’habitants environ. Composé de l’empire des Indes et de dominions (l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, le Canada, Terre-Neuve…)

Berceau de la révolution industrielle, le Royaume-Uni a atteint à la fin du XIXe siècle la place de première puissance mondiale tant économique que financière. La richesse de son empire et la puissance de sa marine en font un acteur majeur du commerce mondial. Pour autant, cette hégémonie tend à être concurrencée par les Etats-Unis d’Amérique et par l’Allemagne. La course aux armements, principalement la rivalité navale, que Londres mène avec Berlin est certes d’ordre militaire, mais cache des enjeux économiques et industriels.

La couronne britannique doit faire face à des situations de crise régulières au sein de son empire (guerres des Boers en Afrique du Sud en 1880-1881 et 1899-1902), dans sa zone d’influence (rivalités avec la Russie en Perse et en Afghanistan), et lors de crises internationales (révolte des Boxers en Chine entre 1899 et 1901). La crise de Fachoda au Soudan, face à la France en 1898, traduit bien les problématiques coloniales qui traversent les grandes puissances, y compris l’Allemagne. C’est ce partage du monde qui conduisit, en partie, au rapprochement entre le Royaume-Uni et la France à travers l’Entente cordiale signée en 1904.

Si les dominions qui composent l’Empire jouissent d’une relative autonomie, la question de l’indépendance de l’Irlande est une problématique importante pour le Royaume-Uni à la veille de la guerre. Le Home Rule Bill , texte visant à accorder une autonomie interne à l’Irlande, est pour la troisième fois débattu depuis 1912, et voté en septembre 1914, mais son exécution est repoussée à la fin du conflit, ne calmant pas les tensions accrues entre les « ulstériens » et les « nationalistes ».

 

 

L’armée de terre britannique à la veille de la guerre

A la différence de toutes les grandes armées du continent, l’armée de terre britannique est une armée professionnelle, uniquement composée d’engagés volontaires et de réservistes (hommes ayant dépassé la limite d’âge ou ayant terminé leur service dans l’armée).

Le recrutement se fait traditionnellement par zone géographique, ce qui explique que les régiments portent le nom de leur région d’origine. Cette armée, avant tout coloniale, est présente dans tout l’Empire, notamment en Inde, pour assurer le maintien de l’ordre face aux crises éventuelles.

 

 

Lettre d’instruction au maréchal French

A la veille de son embarquement, le maréchal French reçoit une lettre d’instruction de la part de Lord Kitchener, secrétaire d’État à la guerre. Rappelant les raisons de l’engagement du Royaume-Uni dans le conflit, cette lettre souligne la grande prudence dont French doit faire preuve, afin de limiter les pertes d’un corps expéditionnaire aux effectifs peu nombreux.

Par ailleurs, French a pour consigne de ne jamais se mettre aux ordres d’un général allié, conservant ainsi son indépendance, ce qui peut expliquer les difficultés relationnelles entre états-majors français et britannique, véritable choc culturel.

Enfin, en indiquant qu’il s’agit d’une « première expérience de guerre européenne » pour la BEF, Kitchener a bien conscience du caractère inédit de cet engagement.

Cette lettre est un document majeur qui éclaire le rôle que les Britanniques entendent jouer avec leur allié français, même si la réalité du terrain contraint inévitablement French à adapter son commandement aux circonstances et au déroulement des opérations militaires.

 

 

Le déclenchement de la guerre

En avril 1914, le Roi George V est en visite à Paris pour commémorer le dixième anniversaire de l’Entente cordiale signée avec la France, entente qui a sorti le royaume de son « splendide isolement ». De manière indirecte, la France étant leur allié commun, cet accord a permis le rapprochement entre le Royaume-Uni et la Russie, constituant ainsi la Triple Entente. Auparavant, les Puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie) s’étaient réunies au sein d’une Triple Alliance ou Triplice.

L’attentat contre l’archiduc François-Ferdinand, héritier de la couronne d’Autriche-Hongrie, le 28 juin 1914 à Sarajevo, puis l’ultimatum adressé par Vienne à Belgrade vont déclencher une mécanique implacable, liée aux accords de protection entre les alliances tripartites, qui mène à l’entrée en guerre. Les tentatives pour résoudre la crise par la diplomatie, portées en partie par le Royaume-Uni, n’aboutissent pas.

Au cœur de l’été, les États décrètent la mobilisation générale, les déclarations de guerre s’enchaînent et, le 4 août 1914, les troupes allemandes envahissent la Belgique. Face à cette violation de la neutralité belge, dont il est l’un des garants, le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne et s’engage aux côtés de la France et de la Russie dans un conflit dont chacun pense qu’il sera de courte durée.

Cinq jours plus tard, les premiers soldats du corps expéditionnaire britannique traversent la Manche et débarquent sur les côtes françaises.

 

 

Bilan de l’année 1914

A la fin de l’année 1914, on compte environ 27 000 soldats et officiers britanniques tués sur le front de l’Ouest. Un chiffre modeste au regard des pertes des armées française et allemande, mais un chiffre conséquent au regard de la taille du contingent anglais (25 % environ des effectifs de la BEF).

Cet engagement sans faille a contribué à rapprocher les états-majors français et britanniques qui, dépassant leurs différences culturelles et militaires, ont réussi à surmonter la retraite et trouver un mode de coopération qui se poursuivra jusqu’en mars 1918, lorsque le commandement unique sera confié au général Foch.

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Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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