De Mons à la Marne

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Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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De Mons à la Marne

La ville de Mons est le lieu de la première grande bataille de la BEF qui, depuis Amiens, progresse vers la Belgique pour contrer l’avancée des troupes allemandes.

Le 23 août 1914, le corps expéditionnaire se retrouve ainsi face à la 1ère armée allemande. Les Britanniques sont surpris par l’importance des effectifs ennemis, les Allemands sont eux déconcertés par l’efficacité de la défense anglaise. Toute la journée, les combats sont rudes et, malgré la résistance des Britanniques, French est contraint de céder le terrain et d’opérer une retraite couverte par l’intervention décisive de la cavalerie et de l’artillerie montée.

Le courage des soldats fit de cette bataille un épisode emblématique de la mémoire collective britannique, notamment à travers l’iconographie de la légende des « Anges de Mons », censés être apparus aux soldats britanniques au cours du combat.

La Grande Retraite

Suite à la défaite de la bataille de Mons, le 24 août 1914, la BEF, comme l’armée française, bat en retraite. Mais il s’agit d’une retraite ordonnée, et de concert avec la 5e armée française, qui se fait en continuant les combats, notamment au Cateau-Cambrésis le 26 août, à Guise le 29, à Compiègne le 31 puis à Villers-Cotterêts le 1er septembre.

French souhaite alors mettre au repos la BEF fortement éprouvée, mais Joffre, commandant en chef des armées françaises, sait qu’elle lui est indispensable s’il veut déclencher une contre-offensive et renverser la situation.

Après quinze jours de retraite, la BEF se retrouve au-delà de la Marne. La situation est critique, le front n’ayant jamais été aussi proche de Paris : les états-majors français et britannique n’ont alors d’autre choix que de coopérer efficacement.

 

 

La bataille de la Marne

À l’entrée en guerre, l’armée allemande prévoyait un vaste mouvement de ses troupes depuis la Belgique jusqu’au nord de Paris. La retraite qui amène les troupes franco-britanniques au-delà de la Marne favorise un nouveau plan : le général von Kluck et son armée se présentent finalement à l’est de Paris début septembre.

Avisé de ce changement de direction, Joseph Joffre souhaite exploiter cette opportunité et notamment la vulnérabilité du flanc droit de l’armée allemande. Le 5 septembre 1914, il rencontre French près de Melun, au château de Vaux-le-Pénil : après les tensions des premières semaines, le maréchal britannique accepte que ses troupes participent pleinement à la contre-offensive prévue le lendemain. Pour Joffre, cette opération est celle de la dernière chance, comme il l’indique dans son ordre du jour du 6 septembre : « Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain et se faire tuer sur place plutôt que de reculer ».

Les troupes de la BEF en jonction entre la 5ème armée de Franchet d’Esperey et la 6ème armée de Maunoury vont, ensemble, pour la première fois depuis la déclaration de guerre, faire reculer les troupes allemandes. Sur le front de cette bataille qui, de Meaux à Verdun, engage 5 armées françaises face à 5 armées allemandes, le « petit » corps expéditionnaire britannique joue pleinement son rôle, tentant même de poursuivre les troupes allemandes, mais en vain, tant les hommes étaient épuisés par les premières semaines de guerre.

 

 

L’artillerie britannique

En cohérence avec la place accordée à la marine britannique, le développement de l’artillerie navale a toujours été privilégié à l’artillerie terrestre. Cette artillerie de campagne est donc essentiellement composée de canons de 13 pounder pour l’artillerie à cheval et de canons de 18 pounder pour l’infanterie. Ces modèles sont les équivalents des canons de 75 français et de 7,7 allemands. Mais tout comme pour l’artillerie française, l’artillerie britannique ne peut faire face à la supériorité numérique, incluant l’usage de canons lourds, de l’artillerie allemande, l’obligeant à concevoir de nouvelles pièces adaptées à la guerre en cours.

 

 

Soigner les blessés

Le service de santé de la BEF, Royal Army Medical Corps, est présent sur les premières lignes pour les soins d’urgence. À l’arrière, voire dans certains grands centres médicaux, dont le plus important est celui établi à Etaples, de nombreuses infirmières britanniques sont présentes.

Engagées dans la Croix-Rouge ou dans des associations comme la Saint John Ambulance ou le Women’s Emergency Corps, ces femmes sont également médecins, chauffeurs ou mécaniciennes.

L’armée britannique a la particularité d’avoir intégré des femmes à ses services de santé militaires, comme le Queen Alexandra’s Imperial Military Nursing Service, depuis 1902.

En Belgique, au-delà de l’emblématique Edith Cavell, les infirmières Elsie Knocker et Mairi Chisholm, mettent en place, dès l’automne 1914, un poste de secours avancé pour venir en aide aux services de santé belges, juste derrière la ligne de front, aux alentours d’Hoogstade et de Pervyse, dans le cadre de la Red Cross Flying Ambulance Column. On les surnomme les « femmes de Pervyse ».

En France, « les Dames de Royaumont » sont des infirmières, médecins et chirurgiennes écossaises qui s’installent dans l’abbaye de Royaumont (Val-d’Oise). Cet hôpital auxiliaire n°301 ou Scottish Women’s Hospital est opérationnel à partir de décembre. 

Mais face aux nombreuses pertes des premiers mois de guerre, les navires-hôpitaux s’avèrent essentiels pour faire la liaison avec les centres de convalescence du Royaume-Uni. Ainsi, en octobre, quelques 20 000 blessés et réfugiés, quittent le port d’Ostende pour les côtes britanniques.

 

 

Les interprètes

Pour assurer la coordination entre les armées belge, britannique et française, des missions sont créées auprès des états-majors. Le chef de la mission française auprès de l’armée britannique est le colonel Huguet, son homologue britannique est le major général Spears. Leur rôle est essentiel dans les relations et la compréhension mutuelle entre états-majors. Ces officiers de liaison gèrent notamment la question des interprètes qui viennent d’horizons divers : marchands, banquiers, étudiants ou professeurs, ils maîtrisent parfois plusieurs langues.

Peu reconnus dans l’armée française, les interprètes vont cependant être de plus en plus nombreux au fil de l’enlisement du conflit et de sa mondialisation avec l’ouverture de nouveaux fronts et l’engagement de contingents multinationaux. Les fiches d’identification de ces interprètes recensent les unités qu’ils ont accompagnées, les batailles auxquelles ils ont participé, et leurs aptitudes significatives comme « avoir une arme personnelle », « monter à cheval »...

 

 

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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