L'absence de son mari, de son fils, de son père, la vie à l'arrière

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

Tous les tarifs

L'absence

À l’arrière, absence et inquiétude

Durant quatre ans, les familles vivent dans l’angoisse, guettant le facteur, parce que le courrier est une preuve de vie. La photo du mobilisé trône dans le salon ou la chambre ; la prière des enfants, le soir, lui est dédiée, et souvent, on a épinglé sur le mur une carte du front où l’on peut suivre ses déplacements.

Comme le départ du chef de famille a plongé certaines familles dans la précarité, l’État, dès août 1914, a tenu à rassurer les soldats en attribuant une allocation aux femmes et enfants de mobilisés, même quand le ménage n’est pas sanctionné officiellement par un mariage.

À la ferme ou à la boutique, l’épouse remplace celui qui est parti mais on le tient au courant des affaires de la famille et on demande conseil. L’absent ne l’est donc pas complètement.

Sur le front, solitude et sacrifice 

Cela fait cent ans que l’on s’interroge sur l’incroyable ténacité des soldats de 14-18. Le patriotisme, souvent invoqué, est cependant insuffisant pour comprendre l’endurance des poilus ; le foyer devient lui aussi une petite patrie sur laquelle se replier.

La famille est au cœur des enjeux du conflit, elle soutient moralement le combattant et lui fournit les raisons de se battre.

Mariages de guerre

La guerre entraîne une chute de la nuptialité. En 1915, le nombre de mariages est divisé par trois. La loi du 4 avril 1915 sur le mariage par procuration, qui permet aux poilus de convoler tout en restant sur le front, ne rencontre guère de succès : 6 000 unions seulement ont été ainsi conclues jusqu’à la suppression de cette disposition en 1921.

Les amoureux ont attendu les permissions et plus encore la fin de la guerre pour se marier. En 1919 et 1920, en effet, le taux de nuptialité double par rapport à 1913.

Grandir loin de son papa

S’ils ne sont plus physiquement présents, les pères exercent leur autorité par la voie épistolaire. L’insouciance de l’enfance est soumise à rude épreuve car les enfants sont constamment culpabilisés à la maison comme à l’école par le rappel du sacrifice de leur père.

Parents et grands-parents

Avec une d’espérance de vie moyenne qui n’atteint pas les 55 ans, les parents et les grands-parents des soldats au front ne sont pas si nombreux. Générant angoisse et deuils anormaux de parents pleurant leurs enfants, la guerre provoque une surmortalité chez les plus âgés. Pourtant, dans leurs courriers, les mobilisés préparent leurs ascendants au drame qui menace.

En donnant un sens à leur mort éventuelle, les soldats tentent de faire accepter l’inacceptable à leurs aînés.

Permissions et retrouvailles

Le commandement, qui craint les désertions, ne voulait pas des permissions. Elles lui ont été imposées par le pouvoir politique, appuyé par un pays unanime. À l’été 1915, les premiers poilus retrouvent temporairement leurs foyers. Mais sept jours tous les quatre mois, c’est peu. L’heure du retour aux tranchées est toujours douloureuse et pour les familles aussi, cette séparation est cruelle.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
Tous les tarifs