Les objets de la collection

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les objets de la collection

Cloche de Mariage

La cloche de mariage de Marie et Edmond Cassagneau

La tradition du globe de mariage apparaît en France au milieu du 19e siècle avant de décliner progressivement après la Première Guerre mondiale. Cette coutume s’inscrit dans la pratique populaire autour du mariage catholique qui s’est étendue à toutes les régions et à toutes les classes de la société française. Cet objet, généralement offert aux fiancés par la mère ou la marraine de la mariée, devient le reliquaire du nouveau foyer et trouve une place importante dans l’aménagement de la chambre à coucher. Au lendemain des noces, la mariée y dépose sa couronne ou son bouquet puis, au fil des années, d’autres objets qui symbolisent, les évènements marquants du foyer viennent y prendre place, résumant ainsi l’histoire matérialisée de la vie du couple.  

Le globe de mariage de Marie et Edmond Cassagneau est d’une composition sobre et classique. Lors de la mobilisation générale, Edmond doit quitter sa femme et sa fille alors âgée de 20 mois, pour rejoindre son régiment à Montauban le 4 août. Le régiment d’Edmond reçoit le baptême du feu le 24 août, dans le secteur d’Amel (Meuse). Les combats sont meurtriers et, d’août à la mi-septembre, le régiment subit de lourdes pertes ; sur les 2337 hommes et officiers ayant quitté Montauban, il ne reste que 997 hommes en état de combattre dont Edmond. Le 6 mars 1916, Edmond fait partie des hommes disparus lors des combats près du Mort-Homme, dans la fournaise de Verdun. Blessé et capturé, il a été évacué du champ de bataille vers l’hôpital militaire allemand de Dun-sur-Meuse ; il y meurt le 12 mars 1916. Edmond ne retrouvera ni son foyer, ni son Quercy natal et repose désormais loin des siens.  Le 2 octobre 1918, Edmond Cassagneau reçoit la mention « Mort pour la France ». Marie est désormais veuve de guerre. Elle glisse sous le verre du globe de mariage, comme une ultime relique de leur vie de couple, le képi bleu horizon d’Edmond. Elle décède le 23 décembre 1943 à Caussade.

 

 

Médaille de mariage de Marie Poirier et Émile Leroux

Le jeton de mariage

La médaille de mariage, également appelée "pièce de mariage", est un objet très courant au 19e siècle et au début du 20e siècle.  Le jeton était gravé avec les noms du couple et la date de la cérémonie.  Généralement en argent, il était béni avec les alliances par le prêtre lors de la cérémonie de mariage.

Après le mariage, la médaille pouvait être montée en broche ou en pendentif et portée par l’épouse. De nos jours, cette pratique est moins courante. Il arrive dans certaines villes qu’une médaille, souvent en bronze, soit offerte au couple par le maire après la cérémonie civile.

Statuette

Biscuit allemand, départ du mobilisé 

Cette statuette, appelée biscuit en raison de son mode de cuisson, illustre le départ du soldat allemand lors de la mobilisation. Elle fige l’instant de la séparation.

La famille y est représentée à travers le groupe formé par l’homme, la femme et l’enfant. Comme souvent dans les représentations du départ, l’homme est présenté en uniforme alors que le départ pour la caserne s’effectuait en habits civils. Représenter cet homme partant en uniforme est pour les artistes une façon de se rappeler l’entrée rapide dans la guerre.  Les effusions paternelles sont rarement représentées.

Ici, l’enfant porté et embrassé par son père révèle l’émotion de l’homme, donnant à cette statuette un caractère particulier. Cet aspect intime et charnel des corps qui se touchent, s’enlacent  pour un dernier instant, accroit la tragédie. Cette séparation rappelle également le sort d’une épouse et d’un enfant, veuve et orphelin potentiels.  

Drapeau américain et Blue star

Drapeau américain et Blue star

Ce petit drapeau était utilisé aux Etats-Unis pour signaler, grâce à l’étoile bleue, qu'un homme de la maison était parti combattre en France. Il était disposé de façon à être vu de la rue. Si l’enfant de la maison mourrait lors des combats, l’étoile bleue se transformait en étoile dorée. Après-guerre, les mères en deuil ont pu rejoindre l’association des Gold Star Mothers. En plus de porter une étoile dorée, cette association a organisé des voyages en Europe pour permettre aux parents de se recueillir sur la tombe de leur(s) enfant(s) ou sur le champ de bataille où ce dernier a disparu.

Sur certaines maisons, il était possible de trouver le drapeau avec plusieurs étoiles ; une pour chaque homme parti au combat. Certaines encore bleues, d’autres dorées...

Le drapeau exposé, en laine brodé, a été personnalisé avec des indications sur le service dans lequel le soldat a combattu. Il s’agit du service des transmissions, comme l’indique l’inscription Signal ainsi que les drapeaux croisés sur le bas. Signal : indique le Signal corps, le service américain des transmissions / communications. Les drapeaux croisés : c’est l’insigne du signal corps. Les deux drapeaux font référence au langage sémaphore. Cette façon de communiquer par mouvements de drapeaux était très répandue avant l’intervention et la généralisation de la radio.

Robe deuil

Robe de deuil

La guerre fait 1,3 million de victimes, soit 10% de la population masculine française. En 1918, on compte 600 000 « veuves de guerre », sans compter les « veuves blanches » qui ont perdu leurs fiancés. Au 19e siècle, les codes du deuil se sont complexifiés et sont devenus coûteux et contraignants : les robes et les voiles sont surtout portées par les familles aisées. Si la loi autorise les veuves à se remarier 10 mois après la date de décès, dans les faits, elles attendent souvent 2 ans. En effet, le deuil pour la perte d’un mari dure environ deux années qui se décomposent en trois périodes : grand deuil, deuil et demi deuil. Chacune durant respectivement près de un an, neuf mois puis trois mois. Les vêtements, d’abord exclusivement noirs, intègrent progressivement des matières brillantes, des touches et des motifs mauves, violets, lilas, gris et blancs. Certaines femmes continueront à porter des tenues de grand deuil ou de deuil bien au-delà de ces conventions, parfois toute leur vie, pour souligner la douleur et la tristesse de la perte de l’époux.  

Alors que ces tenues sont censées éloigner les femmes de la vie en société, elles évoluent pour se conformer très étroitement aux exigences de la dernière mode. Dans les années vingt, la coupe de la robe se fait droite, sans taille, afin de créer une silhouette plate à la « garçonne ». Le deuil devient une tendance, commentée par les journaux de mode, les catalogues commerciaux ou encore les affiches publicitaires. Les femmes, nombreuses à travailler à l’extérieur, ne peuvent plus se retirer aussi longtemps qu’avant de la vie sociale  pour faire le deuil.  Dans l’immédiat après-guerre, le noir, jusque-là réservé au deuil, au vêtement de travail ou aux excentriques devient à la mode.

 

 

Le costume  Abrami

Le costume  Abrami

11 novembre 1918, la signature de l’Armistice met fin, en partie, aux combats sur le champ de bataille. Signé pour une durée de trente-six jours, cette suspension des combats est prolongée d’un mois en décembre 1918 puis une deuxième fois en janvier 1919, enfin une troisième et dernière fois en février sans que soit fixée la date d’expiration.

Mais l’Armistice ne signifie pas la démobilisation immédiate de l’ensemble des combattants. Ce processus prend du temps et s’effectue sur plusieurs années : celà dépendra en partie des zones dans lesquelles sont engagées les troupes (armée d’Orient, Europe, etc.) ou encore l’ancienneté.

Etre « rendu à la vie civile », c’est quitter son uniforme et son équipement. Aussi, l’État français fournit aux soldats démobilisés un costume civil, connu sous le nom de « costume à 52 francs » ou « costume Abrami », du nom de son inventeur, Léon Abrami, sous-secrétaire d’État aux Effectifs militaires. Fabriqué dans l’urgence à partir de stocks anciens ou de vêtements militaires transformés et teints, il a au début peu de succès et les hommes préfèrent percevoir l’indemnité équivalente ou un bon d’habillement de même valeur. Dans leur valise, il est courant de retrouver des trophées de guerre ramassés sur l’ennemi par les soldats.

Ce retour à la vie, dans son foyer, les poilus en rêvent depuis plusieurs années. Pour ceux qui s’en sont sortis, c’est aussi le temps béni des retrouvailles ; mais s’ils reviennent vivants, ils ne sont pas indemnes pour autant. Il faut alors réapprendre à vivre, à vivre en couple, à reprendre sa place de mari et de père ou en construire une nouvelle auprès des êtres chers qui ont, eux aussi, évolués pendant ces années de conflit.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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