Retours du soldat : familles en deuils

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Retours du soldat

La guerre est une hécatombe, les monuments aux morts qui portent plusieurs fois le même nom rappellent dans chaque village quel a été le sacrifice des familles françaises.

Sur les dix frères de la famille Ruellan, bourgeois de Saint-Malo, six ne sont pas revenus et un septième est mort après-guerre des conséquences de l’inhalation de gaz asphyxiant dans les tranchées. Elle est considérée comme la famille la plus éprouvée de cette guerre.

Anthony Guyon est docteur en histoire, enseignant spécialiste d'histoire militaire et d'histoire des sociétés coloniales. Tous droits réservés APHG Bureau de Picardie/Lycée J. de La Fontaine, Château Thierry.

Deuils

Presque toutes les familles françaises sont endeuillées  : si l’on compte les parents, grands-parents, frères et sœurs, enfants, oncles, tantes et cousins, ce sont près de dix millions d’individus qui pleurent un proche. 700 000 veuves sont devenues malgré elles chefs de famille.

Il faut aussi compter aussi 800 000 orphelins, un chiffre qui va croître encore avec les décès prématurés, dans les années qui suivent le conflit, de 300 000 pères malades, gazés et blessés. C’est toute une société qui est brisée moralement au sortir de la guerre.

La mode // Le deuil 

Université 2018 - Docteure en histoire, Sophie Kurkdjian est professeure chercheuse invitée à l'Institut d'Histoire du Temps présent, où elle anime un séminaire de recherche sur l'histoire de la mode. 
Tous droits réservés APHG Bureau de Picardie/Lycée J. de La Fontaine, Château Thierry.

Retours

Immédiatement après la guerre, la vie reprend son cours avec plus d’intensité qu’auparavant. Les mariages, retardés durant la guerre, sont multipliés par deux et le taux de natalité atteint 21,4 ‰ en 1920, un record qui ne sera jamais plus égalé. Mais tout n’est pas idyllique. Ceux qui sont revenus vivants ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui sont partis quatre ans plus tôt.

Marqués durablement dans leur chair et dans leur âme, parfois devenus alcooliques, neurasthéniques, violents, impuissants, ces hommes doivent, se réhabituer à vivre à deux. Car celles qui sont restées ne sont plus les mêmes, elles non plus. Il faut renégocier sa place avec ces femmes plus indépendantes et plus libres. Se retrouver et parfois se confronter. Ainsi, les divorces doublent en 1920 par rapport à 1913.

Se retrouver, c’est aussi reprendre sa place de père, ce qui n’est pas toujours facile avec des enfants qui n’ont connu que l’autorité de la mère et qui voient parfois le revenant comme un intrus.

Le retour des gueules cassées

Université d'été 2018 - Sophie Delaporte est enseignante en Philosophe à l'Université Picardie Jules Verne  d'Amiens, spécialiste des traumatismes et représentations des corps, de l'atteinte, des soins dans les conflits du XIXème au XXIème siècle. Tous droits réservés APHG Bureau de Picardie/Lycée J. de La Fontaine, Château Thierry.

Reconnaissance et réparation

Comment rendre hommage au sacrifice des familles françaises  ? Le droit ne reconnaissant que les individus, la famille ne peut donc pas être honorée collectivement : il faut se contenter de l’inscription du nom des morts sur les monuments municipaux et de l’instauration des pensions pour les victimes de la guerre que sont les veuves et les orphelins.

La somme attribuée aux épouses en deuil est toutefois conditionnée à la fidélité envers les héros. Elles perdent automatiquement leurs droits si elles se remarient.
Pour l’orphelin, – un jeune sur douze dans l’après-guerre –, le statut de pupille de la nation est créé en juillet 1917.

Des mesures symboliques sont aussi adoptées en 1920 : la création d’une médaille de la famille et l’instauration de la fête des mères. Les primes à la natalité, accordées aux familles de plus de 3 enfants, à partir d’avril 1920, annoncent les allocations familiales.

 

 

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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