Les femmes dans l'après-guerre et le retour des hommes

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les femmes dans l'après-guerre

Photographie d'un groupe de fillettes devant une église en ruines

Le déficit démographique n’est pas compensé. Les hommes ne sont pas tous rentrés : 1,4 million de soldats français sont morts. Ceux qui sont revenus se marient : 500 000 mariages en 1919, 600 000 en 1920.

S’ensuit un boom des naissances, encouragé par les pouvoir publics pour qui le comblement du déficit démographique va être une question centrale tout au long des années 20. En témoigne la création de l’Alliance nationale contre la dépopulation et en 1920 du Conseil supérieur de la natalité. Pour les femmes, cela signifie revenir au rôle traditionnel de mère et d’épouse qui fait écho à la démobilisation et au retour des hommes au travail. La politique nataliste va également faire reculer la cause de l’avortement avec des lois comme celle de 1920 qui condamne toute publicité pour l’avortement ou la contraception.

Le retour des prisonniers de guerre puis la démobilisation progressive des 5 millions de soldats français obligent les femmes à reprendre, pour la plupart, leur fonction d’avant-guerre.

Si les femmes ont largement contribué à l’effort de guerre, le personnel féminin de l’industrie et du commerce ne dépasse que de 20 % son niveau d’avant-guerre, soit un peu plus du tiers de la population active. La démobilisation des femmes marque la volonté d’un retour à la normale. 

L’après-guerre voit le développement de l’accès des femmes au secteur tertiaire et plus seulement aux métiers classiquement dévolus comme institutrice ou infirmière. L’ouverture du baccalauréat aux femmes à partir de 1924 permet un accès aux études supérieures et aux métiers plus qualifiés. Les campagnes pour le droit de vote reprennent en France mais sans succès, contrairement au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis qui accordent ce droit en 1918 et 1919.

Au lendemain de la guerre, les femmes ne sont donc pas complètement émancipées même si le mouvement est amorcé. Le signe le plus visible est peut être cette allure « garçonne » qui symbolise sinon une réalité, du moins les nouvelles aspirations féminines.

Le droit de vote

En 1919, 19 pays accordent un droit de vote total ou partiel aux femmes. En France, les suffragistes qui avaient mis leurs revendications de côté pendant l’Union Sacrée réclament l’égalité devant les urnes.
Des projets de lois sont avancés, tous partiels, comme celui qui propose le vote aux veuves de guerre. La droite reste dans une vision traditionnelle de la femme hors de la politique et la gauche redoute le vote conservateur des femmes. Le droit de vote des femmes n’est adopté qu’en 1944 et appliqué pour la première fois en 1945.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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