Portraits de femmes

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

Tous les tarifs

Portraits de femmes

Cécile Brunschvicg 1877 – 1946

Née dans une famille bourgeoise de Paris, Cécile Kahn épouse en 1899 Léon Brunschvicg, un philosophe membre de la Ligue des Droits de l’Homme et militant pour le vote des femmes. A son contact, elle s’engage dans des mouvements féministes comme l’Union Française pour le Suffrage des Femmes dont elle prendra la tête en 1924. Présidente de la section Travail du Conseil National des Femmes Françaises à partir de 1916, elle s’intéresse aux conditions de travail des femmes dans les usines. Cela la pousse à créer en 1917 l’Ecole des Surintendantes d’usine ainsi que l’Association des Surintendantes dont le but est de « préserver la moralité, […] surveiller la volonté, rationnaliser l’emploi de la main d’œuvre féminine ». 

Jeanne Paquin  1869 – 1936

Jeanne Paquin ouvre sa propre maison de couture en 1891 rue de la Paix et domine le milieu de la couture parisien pendant une quinzaine d’années. En 1913 elle devient la première couturière décorée de la Légion d’Honneur puis la première femme à présider la Chambre syndicale de la couture entre 1917 et 1919. Ses créations s’inspirent du style Empire et de la mode japonisante mais également des évolutions de la société. Elle crée des tenues sans corset et avec plus d’aisance dans la marche pour s’adapter à ce qu’elle appelle « la civilisation du métro ». Elle s’engage personnellement dans le conflit en aménageant sa demeure à Saint-Cloud en hôpital militaire, en devenant marraine de guerre et en mettant une de ses voitures de livraison à disposition pour qu’elle serve d’ambulance. 


Hélène Turquand d’Auzay 1894 - 1949

Hélène et André se rencontrent à l’été 1914, juste avant la mobilisation. C’est à travers les cartes et lettres que leur relation se développe, avant qu’André n’obtienne sa première permission en 1915. Ils se revoient en janvier 1916 et Hélène tombe enceinte. Ils se marient en juin à la mairie du XVIIème arrondissement. Ce sera leur dernière entrevue. Les lettres témoignent du suivi de leur relation. Elles se croisent et expriment l’amour du jeune couple : « heureux instants », « bouche gourmande », « meilleurs baisers de ton p’tit homme ». Le 16 juin 1916, André Turquand d’Auzay est tué lors d’une offensive dans la Somme. Le 11 août, Hélène met au monde un fils qu’elle appelle André, Auguste, Marie, les trois prénoms de son mari. Elle ne se remariera jamais et élèvera son enfant dans le souvenir de son amour perdu.

 

Margarett Scott

Originaire d’Alton (Hampshire, Angleterre), elle entre dans la Croix-Rouge britannique en 1913, à l’âge de 22 ans. Elle réussit l’examen d’infirmière un an plus tard. Pendant tout le conflit, elle officie à l’hôpital de la Croix-Rouge d’Alton au quartier général du Hampshire. Le 18 janvier 1917, elle s’inscrit au Voluntary Aid Detachment Committee (détachement d’aide volontaire), et y restera jusqu’au 1er janvier 1919. Une décoration avec palme lui sera remise pour son service exemplaire pendant ces quatre années de conflit.

Blanche Maupas

Le 17 mars 1915, Théophile Maupas et trois caporaux sont fusillés pour « refus d’obéissance en présence de l’ennemi ». Une semaine plus tôt, ils participaient à un assaut infructueux près de Souain (Champagne). Le conseil de guerre a décidé d’en faire un exemple. Blanche remonte le fil de l’histoire et découvre l’injustice derrière la mort de son mari. Dès lors, elle bataille pour la réhabilitation des « caporaux de Souain ». Elle collecte les témoignages, contacte la Ligue des Droits de l’Homme et fonde le Comité Maupas. Cette association devient en 1926 le Comité national provisoire pour la réhabilitation des victimes des conseils de guerre. En 1934 elle obtient enfin la réhabilitation de son époux. Elle publie alors son histoire, Le Fusillé. L’affaire de Souain inspirera le roman de Cobb et le film de Kubrick Les Sentiers de la gloire.


Elisabeth Rouy 1897 – 1988

Elisabeth habite entre Sedan et Charleville. Lors de l’invasion, elle reste sur place et dessine. Ses aquarelles et ses dessins aux fusains sont essentiellement des portraits des soldats allemands. Malgré son jeune âge, elle saisit aussi bien la bonhommie d’un soldat bavarois fumant sa pipe, la joie de deux jeunes filles discutant ou la sévérité d’une infirmière. Elle fixe même sur le papier des personnages de haut rang comme le Kronprinz. En 1917, elle est évacuée et tente de faire passer clandestinement ces œuvres en les cachant dans le double fond d’une boîte de peinture. La boîte est refusée et reste dans la famille en territoire occupé mais les dessins ne sont pas découverts et sont gardés. Après la guerre, Elisabeth Rouy devient religieuse aux Petites sœurs de l’Assomption et le restera toute sa vie.

Edith Cavell 1865 - 1915

L’Anglaise Edith Cavell fait ses études à Bruxelles où elle devient infirmière en chef de l’Institut de Chirurgie puis directrice de l’école des infirmières de l’Institut médical Berkendael d’Ixelles. Lors de l’invasion de la Belgique, Miss Cavell brave les lois militaires en aidant des centaines de soldats belges à passer vers les Pays-Bas neutres. Grâce à un réseau d’évasion, de Lille à Bruxelles en passant par Mons, les soldats restés dans des hôpitaux de campagne rejoignent le camp allié. Mais ce réseau est très vite découvert et Edith Cavell est arrêtée le 5 août 1915. Elle est condamnée à mort le 11 octobre et exécutée le lendemain. En 1919, sa dépouille est solennellement transférée en Angleterre. De nombreux monuments rendent hommage à celle qu’on considère comme « martyre » de la Grande Guerre. 


Mata-Hari


Félicie Pfaadt 1880 – 1916

Felicie Pfaadt (agent R 17) travaille avec sa collègue Mme de Gimeno-Sanchez dans les ports de Toulon et de Marseille pour recueillir des informations sur les navires français en partance pour Salonique. Elle observe les va-et-vient des troupes françaises sur les ports et séduit les officiers de marine. Les renseignements ainsi obtenus sont transmis aux U-boots qui peuvent alors torpiller cargos et transports de troupe. Arrêtée, elle est trahie par Mathilde Lebrun, agent-double au service de la France qui la fait avouer, puis est condamnée à mort par le conseil de guerre de Marseille le 18 mai 1916 et fusillée en août.

 


Louise de Bettignies 1880 - 1918

Polyglotte et dotée d’un fort esprit patriotique (qui lui vaudra le surnom de « Jeanne d’Arc du Nord »), elle est recrutée par l’Intelligence Service en 1914. Sous le pseudonyme d’Alice Dubois, elle collecte grâce à une quarantaine d’agents des informations sur les mouvements de troupe allemands en Belgique. Elle transmet ensuite ces renseignements aux Britanniques avec son amie Léonie Vanhoutte, en se déguisant et en empruntant des itinéraires dangereux. Dénoncée, elle est arrêtée en octobre 1915 puis sa condamnation à mort est commuée en travaux forcés à perpétuité mais elle meurt des suites d’une pleurésie en septembre 1918. 


Rosa Luxembourg 1871 - 1919

Polonaise, Rosa Luxembourg fonde le parti démocrate-socialiste polonais et lituanien avant de se lier à l’équivalent allemand, le SPD. Ses appels à l’union des ouvriers de tous pays contre les nationalismes lui valent un an de prison en 1915. Elle forme alors la ligue spartakiste aux côtés de Karl Liebknecht et de la féministe Clara Zetkin. La ligue est aux premières loges de la révolution allemande de 1919 et Rosa, libérée en novembre 1918, y participe par des écrits et des actions auprès des ouvriers. Lors de la répression qui suit, elle est arrêtée et abattue d’une balle dans la tête par un soldat, comme son camarade Liebknecht.

 


Hélène Brion 1882 - 1962

Hélène Brion est membre du syndicat des instituteurs et des institutrices et s’engage dans de nombreuses organisations féministes. Lors de l’éclatement des hostilités, elle sert à la soupe populaire à Pantin et, est touchée par la misère de la population : son opposition pacifiste est renforcée. En novembre 1917, elle est arrêtée pour diffusion de brochures pacifistes. Jugée en conseil de guerre en mars 1918 pour « défaitisme », elle proclame en tant que féministe son attachement à la paix. Elle est condamnée à trois ans de prison et ne sera réintégrée au sein de l’Education nationale qu’en 1925.


Maria Botchkareva 1889 – 1919

George Grantham Bain Collection -Library of Congres.Issue d’une famille de paysans, Maria s’engage dès l’entrée en guerre. Elle n’est pas la seule, dans un pays où la femme est moins associée à l’oisiveté qu’en Europe de l’Ouest. Opposée aux révolutionnaires, elle est sollicitée pour diriger un des quatre bataillons de femmes qui doivent, par leur bravoure et leur engagement, rappeler les hommes à leur devoir. Le « bataillon de la mort » n’est engagé qu’une seule fois à Zemgor mais prouve sa valeur. Fidèle au régime tsariste, « Yashka » fuit aux Etats-Unis avant de revenir en Russie où elle est arrêtée et fusillée comme contre-révolutionnaire.

 


Milunka Savic 1888 – 1973

En 1913, au cours de la Seconde guerre des Balkans, lorsque son frère reçoit son ordre de mobilisation, Milunka se coupe les cheveux et prend sa place dans l’armée serbe. Elle se révèle brave et bonne tireuse ce qui lui vaut une première décoration ainsi que le rang de caporal. Blessée, sa véritable identité est révélée mais elle continue de combattre, s’illustrant à de nombreuses reprises comme lors de la capture de soldats bulgares en 1916. Elle retourne à la vie civile et est largement oubliée en dépit du fait qu’elle soit la femme soldat la plus décorée de l’histoire.

 


Anne Tracy Morgan 1873 - 1952

Fille du banquier John Pierpont Morgan, Anne est francophile. Elle  assiste aux débuts du conflit en France puis retourne aux Etats-Unis et collecte des fonds pour les soldats. Trésorière de l’American Found for French Wounded (AFFW), œuvre qui envoie des volontaires en Picardie dès 1917, elle crée la même année le CARD où 350 volontaires travaillent au relèvement moral et social de la population de l’Aisne à partir du château de Blérancourt. Après la guerre, elle soutient l’ouverture d’un musée de l’amitié franco-américaine à Blérancourt puis renouvellera son aide à la région lors de la Seconde Guerre mondiale. 

 


La Reine Alexandra visitant une ambulanceElisabeth von Wittelsbach, duchesse de Bavière puis reine de Belgique 1876 - 1965

Epouse d’Albert Ier de Belgique, neveu du roi Léopold II, elle devient reine de Belgique à la mort de ce dernier en 1909. A l’entrée des troupes allemandes en Belgique, le couple refuse de quitter le pays et décide de soutenir l’armée belge derrière les tranchées de l’Yser. Surnommée « la Reine Infirmière », elle apporte son soutien aux soldats et aux blessés, consacre une partie de son temps à l’hôpital L’Océan de La Panne et fonde des organismes de secours comme l’Orchestre symphonique de l’armée de campagne. Grâce à leur courage, le couple royal connaît une grande popularité et une reconnaissance aussi bien de la population belge que des Alliés.


Sophie Wallerstein-Javal 1853 – 1947

Née dans une famille de banquiers, Sophie Wallesrtein-Javal s’investit dans la voie sociale en fondant une maison de santé,  la Bibliothèque Populaire Wallerstein et un centre médical pour l’accueil des enfants fragiles de milieu modeste. Ce n’est donc pas une surprise si dès novembre 1914 elle crée Le Vêtement du prisonnier de guerre pour venir en aide aux détenus français et belges internés en Allemagne en leur envoyant vivres et habillement. En  1917, l’association compte 300 femmes qui réalisent 1000 à 2000 paquets par jours qui sont envoyés dans les 350 camps répertoriés. La distribution se fait sur demande de particuliers et auprès des comités de secours des camps. L’association est considérée comme un modèle pour l’efficacité de son action.

Marthe Grangier

Figure centrale du Diable au corps, Marthe est mariée à un soldat et entame une aventure avec le très jeune Jacques alors que son époux est au front. Si le roman de Radiguet, paru en 1923, est jugé scandaleux par son récit d’une liaison extraconjugale, du jeune âge des protagonistes et de l’auteur lui-même, il livre une image assez conventionnelle de la femme. Marthe n’est que le jouet de la passion de Jacques tout en semblant être celle qui provoque, qui initie le narrateur trop timide à la débauche. On retrouve l’image d’une femme oisive mais dangereuse par ses penchants et dont l’infidélité effraient les hommes, qu’ils soient au front ou non. La modernité du roman cache une image traditionnelle de la femme, reflet des conceptions d’une époque partagée entre émancipation et retour à l’ordre.

 

 

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Fermeture annuelle du 23/08/21 au 10/09/21 inclus
Port du masque obligatoire à partir de 10 ans
Conditions sanitaires en vigueur

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
Tous les tarifs