Le travail des femmes : dans les champs, dans les usines

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

Tous les tarifs

Le travail des femmes

Dans les champs 

La mobilisation générale intervient en pleine période des moissons. Les Françaises vont donc devoir remplacer les hommes mobilisés dans les champs. Les récoltes, les vendanges et la préparation de la saison suivante sont au cœur de l’appel qui n’imagine pas encore l’enlisement du conflit. On attend de la campagne qu’elle nourrisse le front. 

Aidées par les hommes restés à l’arrière, souvent les plus faibles et les anciens, elles sont plus de trois millions d’ouvrières agricoles. Dans un monde rural où elles ont toujours travaillé, le matériel inadapté et le manque de bétail les contraignent à des tâches pénibles comme tirer la charrue ou faucher sans cheval, les animaux de traits ayant été réquisitionnés. Pour faciliter leur quotidien, les outils mécanisés apparaissent pendant le conflit, comme la moissonneuse-batteuse lieuse McCormick.

Dans les usines

Dans l’industrie, l’emploi se féminise aussi. Les femmes étaient déjà présentes dans les usines, dans les secteurs du luxe, du textile, dans les conserveries et à des postes d’emballage. Elles sont appelées dès la fin de l’année 1914 pour rejoindre les usines d’armement qui doivent alimenter le front. Surnommées les « munitionnettes », ces ouvrières, subissant des conditions de travail très éprouvantes, tournent 2 500 obus de 75, soit 4 500 kg de métal, plus de dix heures par jour.

Le reste des emplois traditionnellement réservés aux hommes est également peu à peu occupé par les femmes : conductrice de tramway, postière ou balayeuse, elles investissent le monde du travail. En 1918, 450 000 femmes travaillent en salopette et pantalon pour maintenir l’effort de guerre.

La mobilisation des femmes dans les usines participe au renouvellement du militantisme ouvrier. Les manifestations se multiplient en 1917 avec 10 000 cousettes parisiennes (ouvrières de la couture) en grève pendant deux mois pour protester contre leurs salaires plus bas que ceux des munitionnettes. Elles obtiennent un congé payé supplémentaire ainsi qu’une augmentation de salaire et des primes. Par la suite, des commissions féminines apparaissent pour relayer les revendications salariales.

Auprès des blessés : le rôle des infirmières

Après la guerre de 1870, des sociétés de secours aux blessés sous l’égide de la Croix-Rouge apparaissent. A la veille de la guerre, la Croix-Rouge compte 250 000 adhérentes. Parallèlement, d’autres initiatives se multiplient : école privée de l’Assistance Publique en 1905, école d’infirmières de la Salpêtrière en 1907.

En France en 1914, 23 000 diplômées sont réparties dans 754 hôpitaux militaires de l’arrière. Elles aident les médecins, nettoient les plaies, assistent et accompagnent ceux qui souffrent : l’infirmière est souvent le dernier contact féminin avant la mort.

Surnommées les anges blancs, les infirmières sont louées pour leur dévouement et l’aide qu’elles apportent. Si les infirmières de métier sont appréciées des médecins, les jeunes engagées le sont moins, de par leur faible expérience et les suspicions de cupidité et de mœurs dépravées. La vie des infirmières est alors peu à peu règlementée : internat, uniforme avec voile d’inspiration religieuse, rétribution modeste.

Les petites curies

Marie Curie, en collaboration avec le service radiologique des Armées, monte 18 unités chirurgicales mobiles pour examiner les soldats. Des véhicules de tourisme sont équipés d’appareils Röntgen et deviennent les « petites curies ». Des jeunes filles sont formées à la radiologie à l’Institut Curie et examineront des milliers de soldats avant qu’ils soient opérés.

La Reine Alexandra visitant une ambulance

Les grandes philanthropes

Des personnalités mettent leur fortune ou leur notoriété au service des plus démunis et des civils et perpétuent ainsi la tradition des dames patronnesses et des libéralités au service du bien commun.

Des femmes aristocrates, investies dans l’aide aux plus démunis, engagent des actions de charité traditionnelles. Parmi elles, deux figures se détachent : la reine-mère Alexandra du Royaume-Uni  qui met en place un service d’ambulances et surtout Elisabeth de Belgique, dont la forte mobilisation lui vaut le surnom de « Reine Infirmière ».

Affiche appelant les Dunkerquois à déposer leur or pour soutenir l'effort de guerre, diffusé par le maire de la ville

La mobilisation générale

Rationnée, mobilisée vers l’effort de guerre, la population est également sollicitée pour soutenir financièrement le conflit. L’or est particulièrement recherché et chacun est incité à l’échanger contre de la monnaie fiduciaire.

L’engagement se manifeste également à travers un soutien charitable. A l’image des grandes philanthropes, la population se mobilise pour venir en aide aux mutilés, aux orphelins, aux veuves, aux réfugiés des régions occupés. Les causes ne manquent pas et pour y répondre, les organismes utilisent eux aussi la propagande avec des affiches et multiplient les quêtes et les journées thématiques.

La femme, restée à l’arrière, est particulièrement concernée par ces appels à la générosité. Mais c’est surtout son image qui est mise au service des différentes causes. Tour à tour Marianne défendant la patrie, mère protectrice, jeune fille engagée ou fillette apeurée, elle évoque l’héroïsme ou symbolise la douleur du conflit. Les figures historiques sont également convoquées et les Etats-Unis n’hésitent pas à faire appel à Jeanne d’Arc, rappelant à la fois le combat en France et la bravoure féminine.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Fermeture annuelle du 23/08/21 au 10/09/21 inclus
Port du masque obligatoire à partir de 10 ans
Conditions sanitaires en vigueur

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
Tous les tarifs