Les obus

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Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les obus

Un éclat d'obus

Cet éclat d'obus illustre la guerre industrielle, cette guerre moderne, cette guerre de fer et non de muscles, pour reprendre l'expression de Pierre Drieu La Rochelle, dans son roman La Comédie de Charleroi , publié en 1934.

conservation - obus

Produits en grand nombre - la France à elle seule en fabrique plus de 300 millions pendant le conflit - les obus sont responsables de 80 % des pertes militaires de la Grande Guerre, toutes nationalités confondues.

On perçoit aisément les conséquences dévastatrices de ces éclats sur les combattants. Projetés à très grande vitesse et portés à l'incandescence par l'explosion, ils causent des dégâts considérables sur les corps et sont le plus souvent mortels. Ils n'épargnent également pas la nature, dévastant là des forêts, ici des champs.

Ces orages d'acier qui s'abattent sur les fronts changent radicalement et durablement la manière de combattre. Ils contraignent les hommes à se protéger du feu en se couchant à terre. La position verticale, autrefois valorisée, cède peu à peu la place à la position horizontale. Comme le note l'histoirien Stéphane Audoin-Rouzeau, le soldat, recroquevillé sur lui-même, s'écrase contre la terre au moment du danger, au point de ne pouvoir s'empêcher parfois de s'enfouir le corps et le visage dans le sol.

Il faut également imaginer les sensations olfactives et auditives associées à ces déluges d'obus : odeurs, chaleur, fracas, vibrations qui marquent les hommes et les traumatisent.

Pendant le conflit, certains de ces éclats sont travaillés par des soldats qui les recyclent, même s'il est plus facile de travailler sur les douilles dont le métal est plus souple.

Au lendemain de la guerre, des fragments d'obus se retrouvent un peu partout dans les zones de combats. Certains s'imposent même comme des symboles des horreurs de la guerre, comme les schrapnell, obus fusant qui libéraient en vol de petites billes métalliques.

Paroles d'experts

Questions d'élèves posés à des experts sur l'artillerie dans le cadre de l'exposition "Un milliard d'obus, des millions d'hommes".

Un dépotoir d'obus

L’élément principal de la photographie est l’amoncellement de très nombreuses douilles d’obus, ce qui permet de qualifier cette zone de « dépotoir ». Les douilles d’obus semblent toutes de même calibre.

Artillerie
Prise à Germonville le 20 mars 1916, cette vue donne une idée des consommations en projectiles d'artillerie : on estime que, en dix mois, 37 millions d'obus ont été tirés à Verdun (E.C.P.A)
Il est nécessaire d’utiliser une paire de lunettes rouge et cyan qui permet la vision en relief. Le filtre bleu correspond à l’œil droit.

Un dépotoir de guerre

Cette prise de vue, proposant un angle très frontal, illustre l’industrialisation de la guerre et l’usage massif de l’artillerie sur les champs de bataille.

L’arrière-plan est à une distance particulièrement éloignée, l’amas de douilles occupant les trois quarts de la prise de vue - les premier, second et troisième plans - augmentant ainsi l’effet de profondeur de champ. Une grande partie de cet arrière-plan est paysager : végétation, champ et ligne d’arbres sur la crête de la colline que l’on devine au tout dernier plan. Au centre de l’arrière-plan, la toiture d’un bâtiment est visible. Peut-être est-il utilisé comme dépôt d’armes pour permettre le ravitaillement jusqu’aux lignes d’arrière-front, zone de l’artillerie pour les armées ? À droite, trois éléments de forme identique et arrondie se distinguent à peine. On ne peut définir ce dont il s’agit de par l’éloignement et la netteté de la prise de vue. S’agirait-il éventuellement de camions de transport pour ravitailler les artilleurs au plus près ?

Témoin dune guerre industrielle

Plus que la logistique militaire inhérente aux besoins gourmands du front, cette plaque stéréoscopique témoigne avant tout de la violence de la guerre et sa démesure. Alors qu’en 1914 les états-majors sont persuadés de pouvoir mener une guerre éclair, à peine quelques mois plus tard, la guerre de position oblige certains pays à mobiliser dans l’urgence de la main-d’œuvre féminine pour reconstituer le stock d’obus. C’est toute la chaîne depuis la production jusqu’à l’utilisation de l’obus qui est lisible à travers cette prise de vue et l’industrialisation de la guerre et ses conséquences : la blessure, la mort. Utilisés par les hommes, contre les hommes, les obus sont l’arme par excellence durant ce conflit.

Plus qu’un amas de douilles d’obus, c’est la violence de masse qu’il faut lire dans cette prise de vue. L’effet de relief, que permet la technique de la stéréoscopie, rapproche d’autant plus le spectateur dans cette scène en apparence simple et finalement pleine de sens sur la manière de représenter la guerre : un milliard d’obus, des millions d’hommes.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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