Les motivations des combattants photographes

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption 

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 6 au 10 janvier 2020 et du 18 au 31 août 2020

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les motivations des combattants photographes

La photographie en temps de guerre est l’expression de multiples motivations qui ne sont pas loin de correspondre à celles du temps de paix.

Conserver le souvenir, seconder la mémoire, attester de l’authenticité d’un événement ou d’une situation, exprimer sa sensibilité. Mais aussi : distraire, tenter de saisir ce qui n’est pas communicable, accomplir une mission pour le bon fonctionnement du service. Et encore, satisfaire un désir d’esthétisme, mais aussi dénoncer l’ignominie de la guerre et de ses effets.

On peut se demander si la Première Guerre mondiale a engendré un type de photographies encore inédit. On sait qu’il existe, dans l’expérience de la guerre, des comportements réprouvés par la morale et contrevenant plus ou moins gravement à la loi civile : violences sexuelles, pillage, braconnage, atteintes à la dignité des prisonniers, actes de racisme… Autant de sujets que l’étude de certains témoignages et les relevés du contrôle postal attestent comme des réalités. Très peu de photographies sont là pour en témoigner. Il ne faut pas en conclure pour autant que ces délits et certains crimes n’ont pas été commis. Il est assez concevable que de telles scènes n’aient que très marginalement été photographiées. On peut supposer également que ce genre de photographies ne sera pas diffusé par les descendants qui en auraient fait la découverte. On sait que, sur le plan énonciatif, l’état de guerre pousse à la restriction, par crainte de l’autorité, du fait de la censure, mais tout autant par l’autocensure qui correspond au refus ou à l’incapacité psychologique d’enregistrer les preuves d’un désastre ou les aspects sordides de la nature humaine. L’autocensure relève également de la pudeur, de la conscience du respect dû à tout un chacun. On se refuse à photographier dans des attitudes ridicules, effrayantes ou humiliantes de soumission, de détresse, de renoncement, d’anéantissement.

La Première Guerre mondiale n’est pas le premier conflit où la photographie est présente sur le champ de bataille. De la guerre de Sécession, de la guerre des Boers, de la guerre de Crimée, de celle de 1870-1871, on a pu voir des scènes photographiées. Toutefois, la Grande Guerre, si étroitement liée au développement industriel, caractérisée par la surenchère de moyens, le brassage culturel, les cohabitations ethniques et la confrontation inattendue avec des distances géographiques décuplées, entraîne la photographie dans ce tourbillon. Alors pour la première fois, les clichés pris sur le front peuvent, techniquement, être reproduits dans les journaux dans des délais très courts avec un bond qualitatif spectaculaire. La photographie de presse - production, gestion et contrôle - se définit et connaît un essor inédit en tant qu'outil de propagande en s’imposant très rapidement comme relais indispensable à l’information écrite.

Des millions de correspondances suscitent la prolifération et la circulation d’une catégorie de clichés dont on attend une vision rassurante du quotidien des hommes des tranchées. Ceux qui sont présents sur le front produisent, se font faire ces photos dont ils sont les personnages principaux et ils sont mis en situation de les trier, de les commenter. Jamais la photo n’a connu un usage aussi répandu et suscité autant d’attention.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
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Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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