Dossier documentaire - la mobilisation

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption 

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 6 au 10 janvier 2020 et du 18 au 31 août 2020

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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La mobilisation

En 1914, chaque jeune Français a le devoir d’accomplir, à partir de 21 ans, son service militaire, qui durera trois ans, dans l'un des régiments de la région où il habite. Il reçoit une instruction militaire qu’il partage avec les autres appelés de sa classe d’âge et les soldats de métier de l’armée « d’active ».

Il découvre le devoir patriotique, les manœuvres qui sont des exercices conduits sur le terrain et la vie de caserne. Il fait partie de l’armée nationale. C’est une expérience qu’il partage avec tous les Français. Elle marque l’égalité des citoyens devant la loi. Durant son service, sans droit de vote ni droit d’expression et d’association, le soldat n’est pas considéré comme un citoyen à part entière.

Mobilisé dans la territoriale

Disponible jusqu’à 48 ans

Le retour à la vie civile est marqué symboliquement par le rituel de « la quille ». Le jeune « libéré » reste à disposition de l’armée onze ans comme réserviste, puis quatorze ans encore en tant que "territorial".

Ainsi, il est susceptible d’être rappelé « sous les drapeaux » jusqu’à l’âge de 48 ans. Il retrouve la vie civile en possession d’un livret militaire dont les premières pages sont constituées du fascicule de mobilisation où se trouvent les consignes qu’il devra suivre en cas de mobilisation.

Du pied de paix au pied de guerre

Dans le langage militaire, la mobilisation signifie, pour l’armée, que l’on passe du pied de paix au pied de guerre. L’ordre de mobilisation générale signifie à tous les Français soumis aux obligations militaires qu’ils doivent rejoindre leur dépôt (en fait, le régiment dont ils dépendent) et se mettre à sa disposition. C’est l’annonce du risque imminent d’un conflit. Il s’agit donc pour l’histoire d’un pays de l’entrée dans une période où les affaires militaires vont occuper le premier plan.

Affiche de la mobilisation

Lannonce de la mobilisation

Radio, télévision n’existant pas encore en 1914, la mobilisation générale est annoncée par voie d’affiches et de publications et portée à la connaissance de tous, soit à son de caisse (c’est-à-dire à l’aide d’un tambour), soit à son de cloche. Dans chaque commune française sont prêtes des affiches datant de 1904 sur lesquelles il suffira au maire d’inscrire la bonne date quand il en recevra l’ordre du gouvernement relayé par le préfet et la gendarmerie.

Il existe un plan de mobilisation qui a été mis au point par l’État en temps de paix. La défaite militaire de la France contre l’Allemagne en 1871, doublée de la honte d’avoir vu l’empereur Napoléon III lui-même fait prisonnier, a été ressentie comme une humiliation. Un sentiment de revanche a prévalu dans l’éducation des Français. Depuis longtemps, ils sont préparés à l’annonce d’une guerre contre l’Allemagne, présentée comme inévitable.

 

Le 2 août 1914

Le 30 juillet 1914 est déclenché le dispositif de couverture des frontières. Il correspond à une mobilisation partielle des régiments aux confins du territoire national en vue de sécuriser les frontières. Le télégramme officiel de l’ordre de mobilisation générale est envoyé et répercuté sur tout le territoire le 1er août. Le premier jour de la mobilisation est le 2 août 1914 : c’est un dimanche. Le tocsin et le tambour du garde-champêtre retentissent. Il faut quitter du jour au lendemain ses proches, son travail. On ne sait pas pour combien de temps. Après tout, on ne sait même pas encore si c’est pour faire la guerre puisque celle-ci ne sera déclarée officiellement par l’Allemagne à la France que le 3 août. Certains veulent encore croire, comme l’a déclaré le président de la République, Raymond Poincaré, que « la mobilisation n’est pas la guerre ».

Rejoindre son régiment

Les classes 1911, 1912 et 1913 sont déjà sous les drapeaux (la classe se calcule en ajoutant vingt ans à l’année de naissance, ainsi, une personne née en 1893 appartient à la classe 1913). Elles participent à l’incorporation des réservistes et des territoriaux appelés à rejoindre leur régiment dans une caserne qui se trouve en ville. Lorsque le trajet se fait par le train, c’est un moment collectif où les sentiments intimes peuvent être différents du comportement que les mobilisés doivent montrer au moment du départ. Aucun homme mobilisé n’est autorisé à refuser ce premier acte de son devoir militaire. Les gendarmes ont la mission de s’assurer que chaque mobilisé rejoint son régiment, sinon il est considéré comme insoumis et encourt une très lourde punition.

La concentration des troupes

Patrouille assigné au maintien de l'ordre à Paris

La mobilisation générale fait passer l'armée française de 736 000 à 3 580 000 hommes en quinze jours. Après la mobilisation vient la phase de concentration des troupes.

Il s’agit d’équiper, puis de transporter au plus vite les régiments à l’endroit où ils doivent s’engager dans le plan d’attaque prévu par l’état-major. La réquisition et l’organisation du réseau de chemin de fer sont la clé de ce déplacement de masse. C’est une phase logistique de l’entrée en guerre mal connue de la population parce que la diffusion du courrier aux armées est passée sous contrôle militaire et que ce transfert de troupes dure peu de temps, devant s'effectuer dans la discrétion. Il ne faut pas prendre le risque de dévoiler la nature des troupes déplacées ni leur destination. Les soldats les plus âgés, appelés « territoriaux », ont la mission de garder les voies ferrées, les côtes et les fortifications.

Anaglyphe - départ des mobilisés
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Pour les civils

Pour le reste de la population, femmes, enfants et personnes âgées, les civils, outre la séparation, la mobilisation signifie la participation à la mise en défense du pays. 

Cela commence par la réquisition des moyens de transport : chevaux et voitures « hippomobiles », car les automobiles sont encore très peu nombreuses et très peu utilisées comme matériel militaire.

L’état de siège

Le territoire de l’actuelle Seine-et-Marne est dans l’aire d’influence de la capitale, mais il se situe dans une zone sensible, entre Paris et la frontière de l’Est. L’état de siège est déclaré dès le 3 août. Cela signifie que certaines responsabilités assumées par les préfets sont confiées à l’autorité militaire jusqu’à la suspension de l’état de siège. Cela entraîne des contraintes qui ont des répercussions sur la vie quotidienne en limitant certaines libertés comme la possibilité de quitter son domicile la nuit. Les informations sont étroitement encadrées : journaux, télégrammes, correspondances postales ne doivent diffuser aucun indice sensible liée à la guerre. L’opinion publique va manquer d’informations en provenance du front. L’autorité militaire ne donnera au gouvernement que très peu de renseignements sur l’évolution des opérations militaires.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
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Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Fermetures annuelles du 6 au 10 janvier 2020 et du 18 au 31 août 2020

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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