Dès l'entrée en guerre 1914, réquisition des chevaux et véhicules

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Port du masque obligatoire

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 23/08/21 au 05/09/21 inclus

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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La réquisition

Ordre de réquisition générale
© Musée de la Grande Guerre

La réquisition est une conséquence de l’entrée en guerre, encadrée par la loi (un texte élaboré en 1877), anticipée auprès de chaque municipalité, prenant effet immédiatement. Elle s’inscrit dans une tradition que la mémoire des anciens transmet dans les villes et les campagnes. Nourriture et logement contraints pour les troupes, alliées ou ennemies, invasion du territoire, pillage, pénurie alimentaire : le souvenir des années 1870-1871 est encore très vif. De fait, l’effort de l’entrée en guerre pèse sur la nation entière.

Au départ des travailleurs dans la fleur de l’âge s’ajoute l’obligation de contribuer à la réquisition. Elle concerne les ressources que le ministère de la guerre a répertoriées comme indispensables à la dotation minimale nécessaire pour que les forces militaires soient opérationnelles. La liste est longue et très précise des denrées à fournir.

Le texte de 1877 anticipe sur la réquisition des moyens industriels qui ne tardera pas à s’organiser. Il y a aussi l’obligation de loger les territoriaux chargés de la sécurité des transports, des entrepôts à vocation militaire, des zones sensibles. Sur le pourtour de Paris, par exemple, il faut se plier aux exigences de la remise en état des forts. Rapidement, cette contribution devient totalement disproportionnée : les populations de la zone des combats ont tout perdu. Un véritable exode imposera des dispositions pour accueillir tant bien que mal les réfugiés. Les habitants des terres envahies seront mis en coupe par l’intendance allemande. Même si ce premier temps de la contribution à l’effort de guerre se vit dans la perspective d’une campagne-éclair, le pays est désorganisé pour les récoltes, moment crucial de l’économie. 

La réquisition des chevaux

Réquisition animaux

RéquisitionDans chaque commune, par exemple, une liste des chevaux est tenue à jour par le maire. Les propriétaires désignés accompagnent leurs bêtes sur la place assignée de la ville de garnison la plus proche. Chevaux de monte, chevaux de trait, les animaux sont pris en charge par les militaires dévolus à cette tâche comme on le lit dans les témoignages des mobilisés.

La tradition des foires à bestiaux ne rend pas ce spectacle si insolite. Les moyens de transport également sont prélevés. Une quantité importante de chevaux a été aspirée par la guerre.

La réquisition des voitures

requisitionPlus spectaculaires, les rassemblements de véhicules motorisés qui concernent les grandes concentrations urbaines : automobiles, camions, mais aussi autobus. L’état-major a fait l’impasse sur l’acquisition de véhicules automobiles pour l’amélioration de ses moyens de transport. Il compte clairement sur la réquisition pour assurer les soutiens de cavalerie qu’il envisage, le ravitaillement, le transport de matériel sur de modestes échelles. Conceptions qui vont se trouver totalement bouleversées par les évolutions du conflit.

Toujours est-il que la réquisition surprend les militaires par son efficacité : 6 000 camions amassés en quelques semaines. L’armée ne comptait que 170 véhicules automobiles à la veille de la mobilisation… Il est un fait qu’à Paris, le dernier tramway à traction animale a cessé son activité en 1913.

Cette profusion de véhicules automobiles photographiés en plan large et en plongée sur la place des Invalides est une manifestation du progrès en marche, c’est une fierté, le symbole de l’adhésion à la guerre également. C’est en ce même lieu que seront exposés les trophées militaires arrachés aux troupes allemandes.

Ce regroupement évoque aussi l’épisode survalorisé du rôle des taxis dans la victoire de la Marne. En réalité, la première opération mise en place avec le support des moyens automobiles est beaucoup moins glorieuse : il s’agit, en septembre 1914, de l’évacuation des troupes de Reims pour fuir les Allemands. Sait-on assez que la course des fameux taxis leur a été réglée ? Car c’est le principe de la réquisition organisée d’indemniser le propriétaire, sur le champ ou après la fin de la guerre, dans certains cas.

Réquisition voitures

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Port du masque obligatoire à partir de 6 ans
Conditions sanitaires en vigueur (mai 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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