Les femmes dans la médecine - infirmière

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption 

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Fermetures annuelles du 6 au 10 janvier 2020 et du 18 au 31 août 2020

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les femmes dans la médecine

Musée de la Grande Guerre

Les infirmières

Lorsque la guerre est déclarée, il y a énormément de jeunes filles qui ont fait leur « croix rouge » et qui ont donc appris les gestes de premiers soins. Faire sa croix rouge est bien perçu dans les sociétés bourgeoises et renforce un rôle d’altruisme dévolu aux femmes, c’est à dire se donner aux autres avant de s’occuper de soi. 

En 1914, 100 000 jeunes filles infirmières sont mobilisées (+ 10 000  religieuses ainsi que 10 000 visiteuses médicales) 

Les infirmières sont des bénévoles, cela explique pourquoi elles sont souvent issues de la bourgeoisie. Mais elle découvre un monde à part, loin de leur éducation : elles voient les horreurs de la guerre, des corps d’hommes nus. Mais bientôt, au même titre que les autres, elles auront besoin de gagner leur vie, des collectes sont réalisées afin de les soutenir financièrement. 

Elles auront le droit dès 1915 d’être dans la zone des armées. On voit la création des « auto-chirs », les unités chirurgicales mobiles qui permettent d’opérer sur place, au plus près du front. Sur les 850 infirmières mobilisées dans les autochirs, 74 mourront, soit 10%.

La Grande Guerre accélère la professionnalisation du métier d'infirmière entamée depuis le début du XXe siècle : formation, diplôme dans des hôpitaux publics ou des écoles spécialisées.
Les infirmières assistent chirurgiens et médecins jusque dans les salles d’opération. Elles surveillent les patients au quotidien, s’occupant des toilettes et des soins. A la fois domestiques et thérapeutiques, les taches restent encore mal définies.

Depuis le VIe siècle, le soin aux malades était l'apanage des religieuses. La laïcisation du métier d'infirmière est mise en œuvre par des initiatives privées et encouragée par les pouvoirs publics à partir de la fin du XIXe siècle.
L'infirmière c'est l'"ange blanc", la femme dévouée, méritante et compétente, qui lave et assiste celui qui souffre ou accompagne les derniers instants.

Les témoignages de soldats blessés racontent la tendresse et la douceur féminine.
Cependant, les réactions des soldats ont aussi pu être violentes et certaines ont subi les insultes et l’insurrection des patients.

Loin de l’imagerie populaire, les infirmières vivent un quotidien épuisant et difficile auprès des blessés, surtout dans la zone des armées.

Les tenues des infirmières

La tenue de l'infirmière Sidonie Pocquet fait partie de la collection : une longue cape de teinte bleue avec écusson de la SBM (Sociétés des Blessés Militaires) surmontant une croix rouge.
Son parcours est connu par son livret d'infirmière. Sur sa photographie, elle porte sa cape maintenue par deux bandes qui croisent sur la poitrine. La cape est sur l'arrière des épaules offrant une plus grande liberté de mouvement.
Inscrite en 1916 à l’hôpital-école Heine-Fould de Paris, elle obtient son diplôme de la Société des Blessés Militaires, et se retrouve directement liée au Service de santé militaire, dont la société est auxiliaire.

Un autre uniforme de nos collections, celui de la britannique Margaret Scott, infirmière de la British Red Cross Society qui officie à partir de 1917 à l’hôpital de la Croix-Rouge d’Alton au quartier général de Hampshire.

Egalement celui de Louise Daniel, infirmière dans un hôpital de Brest, qui se compose d'une blouse à manches longues et d'un tablier à bavette en toile de coton.

Le tablier est une pièce indispensable du vestiaire de l'infirmière : à bavette, plus ou moins large, croisé dans le dos ou noué, le plus souvent en pointe boutonné sur la blouse

Une autre pièce essentielle de la tenue de l'infirmières est le voile. Habituellement, il est bleu foncé bordé de blanc pour la ville et blanc marqué au milieu du front de la Croix Rouge pour le travail.
Différentes façon de porter le voile, serré sur les sourcils pour cacher les oreilles ou en arrière pour laisser apparaître le front et les cheveux.

tenue de l'infirmière Sidonie Pocquet
Tenue de l'infirmière Sidonie Pocquet
Tenue de l'infirmière Margaret Scott
Tenue de l'infirmière Margaret Scott
Tenue de l'infirmière Louise Daniel
Tenue de l'infirmière Louise Daniel
Nicole Girard-Mangin
Source : Wikipedia - France TV, Guerre 14-18 : Nicole Girard-Mangin, première femme médecin sur le front, allodocteur, novembre 2015

Nicole Girard-Mangin : première femme médecin militaire. 

Les femmes médecins ne sont pas acceptées dans les hôpitaux  militaires et doivent remplacer les médecins partis au front. Elles doivent se faire engager en tant qu’infirmières. 

Nicole Girard-Mangin est mobilisée suite à une erreur administrative le 2 août 1914, car le prénom ne figure pas sur les papiers. Elle est très souvent assignée à des tâches ingrates, employée auprès des malades du typhus, très contagieux. N’en déplaise aux médecins militaires et aux militaires qui ne l’acceptaient pas, elle a su montrer ses compétences et ne se plaignait jamais de ses conditions.

Alors qu’elle était prête à réaliser des conférences sur la médecine de guerre, elle apprend être atteinte d’un cancer.

A sa mort, les poilus lui décernent une plaque commémorative en remerciement des services prodigués aux blessés lorsqu'elle était au front. 

 

 

Marie Curie, 2 prix Nobel avant guerre. 

Elle milite pour intégrer son système de radiologie au front mais l’Etat-major ne lui accorde que peu d’attention.

Elle décide alors de transformer aux frais de l’Union des Femmes de France une voiture qu’elle équipe d’une dynamo actionnée par le moteur. Cela fournit le courant à l’appareil Roentgen de radiologie. Elle emprunte des voitures aux aristocrates (aux femmes fortunées présentes à l’arrière) pour le temps de la guerre et crée une flottille d’ambulances.

Elle forme des infirmières qui seront appelées « Les petites curies », et sa flottille réalisera environ 1 500 000 radios pendant toute la guerre et éviteront des amputations près du front.

 

 

Edith Cavell, directrice d’une école d’infirmières en Belgique

Née dans un petit village anglais, elle décide de devenir infirmière après avoir soigné son père malade. En Belgique, elle se crée une bonne réputation dans le milieu, ce qui lui vaut d’être rappelée pour diriger une nouvelle école d’infirmières. Sa méthode est reprise dans de nombreuses écoles sous le nom de “la méthode Edith Cavell”. 

Lorsque la guerre commence, son établissement se trouve en zone occupée. Elle est amenée à soigner des soldats anglais blessés et va monter un réseau avec des amis à elle, qui aura le nom de York. Comme ils arrivent à faire passer un grand nombre de soldats en Angleterre via les pays-bas, elle finira pas se faire piéger par des espions allemands. 

Elle se fait arrêtée en 1915. Étant très pieuse, elle n’arrive pas à mentir et tout son réseau va être démantelé. Pour l’exemple, elle est fusillée le 12 octobre 1915, comme un homme, agenouillée et les yeux bandés. Cela va créé des émeutes et manifestations, au contraire de ce qu’avaient imaginé l’Allemagne. 

Très vite, la propagande la transforme en héroïne martyr, et son histoire de fusillade est transformée : Son bandeau serait tombé et un jeune soldat allemand se serait évanoui en croisant son regard. Il aurait alors été fusillé pour refus d’obtempérer. les autres personnalités du réseau ne seront plus fusillé mais envoyés dans des camps de travail forcé. (Construction d’armement ennemi).  

Néanmoins, son histoire marque durablement les esprits : Louis Gassion, jeune papa donne son prénom à sa fille née le 19 décembre 1915. Elle deviendra la célèbre Edith Piaf.

 

 

SOURCES

  • 1914-18 : Combats de femmes – Dirigé par Evelyne MORIN-ROTUREAU – Collection Mémoires – 2004
  • Les oubliées de la victoire – Les femmes dans la guerre de 1914 – Martine Gasquet – Editions Gilleta
  • Une vie de femme pendant la Grande Guerre – Cinéma des armées – 2008

 

 

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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