Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption 

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Fermeture annuelle du 8 au 19 janvier 2018

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Le parcours et objets exposés

Le parcours de visite s’organise autour de plusieurs thématiques qui permettront aux visiteurs de découvrir le ou les destins des familles pendant le conflit.

 

Ces thématiques s’organisent de la façon suivante :

  • Familles avant la guerre
  • Le temps de la mobilisation et des séparations
  • Le temps du conflit : tenir loin de son foyer et de ses proches
  • Le temps des retours et du deuil
  • Le lien entre familles d’hier et d’aujourd’hui

Un parcours chrono-thématique

Le parcours de visite de l’exposition s’organise autour d’un fil rouge chrono-thématique qui permet d’envisager quatre moments structurants.

Une approche pluridisciplinaire expose l’univers des familles au coeur du conflit au travers de collections riches et variées :

  • Collections d’arts décoratifs : décors et mobilier traditionnels
  • Collections ethnographiques : objets, vêtements, uniformes et accessoires de soldats et de civils féminins,
  • Collections arts-graphiques et beaux-arts : peintures, dessins et estampes, sculptures, affiches,
  • Documents photographiques et fonds d’archives notamment la correspondance.

 

LES FAMILLES AVANT GUERRE

Cet espace introductif montre le découpage de la société française avant le départ en guerre. Qu’ils soient ruraux, ouvriers ou bourgeois, tous ces individus ont un point en commun : le mariage. Celui-ci est vécu comme un rite de passage marquant le début de la vie du couple et la création de la famille.

LES SEPARATIONS

A l’annonce de la mobilisation, c’est la consternation qui saisit le pays, tout particulièrement dans les campagnes où la moisson vient à peine de commencer. Tous les témoins décrivent les mêmes scènes : le silence devant l’affiche de mobilisation, les pleurs des femmes, la gravité des hommes.

Les heures qui suivent ressemblent à une course contre la montre : faire son sac, aller saluer la famille, régulariser des unions officieuses, enregistrer son testament, se confesser et se recommander à Dieu.

Dans les villes, les familles accompagnent souvent leurs proches jusqu’à la gare ou la caserne, retardant l’heure déchirante de la séparation.

Dans les campagnes, on se dit plus généralement adieu au seuil de la maison ou sur la place du village.

Les représentations laissées sur des estampes, affiches ou statuettes montrent hommes, femmes, parents et enfants adoptant le rôle que la société leur prévoit : le combattant est rassurant et protecteur, les proches sont inquiets, quelques fois la femme pleure, mais conservent une attitude digne.

Ces moments de séparation des familles au cours de l’été de 1914 se répéteront dans les mois et les années qui suivent.

TENIR

À la surprise de tous, la guerre ne se termine pas aussi rapidement que prévu. À l’arrière, l’absence de millions d’hommes redistribue l’autorité dans les familles et modifie les relations au sein des couples, entre parents et enfants, entre la belle-fille et ses beaux-parents, au sein des fratries. 

L’éloignement contraint les familles à entamer une longue correspondance. 

Guettant le facteur, parce que le courrier est une preuve de vie, épouses, soeurs et parents sont dans l’attente des nouvelles des leurs sur le front.

Comme le départ du chef de famille a plongé certaines familles dans la précarité, l’Etat, dès août 1914, a tenu à rassurer les soldats en attribuant une allocation aux femmes et enfants de mobilisés, même quand le ménage n’est pas sanctionné officiellement par un mariage.

La guerre et la perte des repères peuvent également provoquer du désordre dans les familles. La violence du conflit fragilise les espaces intimes marqués par le doute, la peur de l’adultère ou de l’abandon.

REVENIR

La guerre est une hécatombe, les monuments aux morts qui portent plusieurs fois le même nom rappellent dans chaque village quel a été le sacrifice des familles françaises.Sur les dix frères de la famille Ruellan, bourgeois de Saint-Malo, six ne sont pas revenus de la guerre et un septième est mort après-guerre du gaz asphyxiant inhalé dans les tranchées. Elle est considérée comme la famille la plus éprouvée de 14-18.

Presque toutes les familles françaises sont endeuillées : si l’on compte les parents, grands-parents, frères et soeurs, enfants, oncles, tantes et cousins, ce sont près de dix millions d’individus qui pleurent un proche : 700 000 veuves sont devenues malgré elles chefs de famille. Il faut compter aussi 800 000 orphelins, un chiffre qui va croître encore avec les décès prématurés, dans les années qui suivent le conflit, de 300 000 pères malades, gazés et blessés.

C’est toute une société qui est brisée moralement au sortir de la guerre, incapable de tourner la page et qui entre dans l’avenir à reculons.

Ceux qui sont revenus vivants ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui sont partis quatre ans plus tôt. Marqués durablement dans leur chair et dans leur âme, devenus parfois alcooliques, neurasthéniques, violents, impuissants, ces hommes doivent, se réhabituer à vivre à deux. Car celles qui sont restées ne sont plus les mêmes, elles non plus. Il faut renégocier sa place avec ces femmes plus indépendantes et plus libres. Se retrouver et parfois se confronter. 

 

La guerre bouleverse les familles françaises, non pas seulement par la perte, le deuil massif, la disparition des pères, des maris et des fils, laissant derrière elle un long sillon de douleur, mais aussi parce qu’elle accélère une mutation du lien familial et du rapport d’autorité. 

Durant quatre ans, les femmes ont géré la famille avec la boutique et la ferme, une expérience d’autonomie qui ne se referme pas toujours avec le retour du mari. Durant quatre ans, les hommes ont été des pères à distance et quand ils reviennent ils marquent une plus grande attention à leurs enfants. 

La grande révolution des rapports familiaux est en marche !

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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